Je suis comme un con penché sur ces foutus documents depuis 7 heures du mat' il est maintenant 13 heures et franchement j'en ai ras le bol !!!
J'ai peu dormi cette nuit, parce que j'ai voulu être sympa pour une fois et attendre Abby à la sortie de son travail, mais si j'avais pu me douter qu'elle allait m'accueillir comme ça je crois bien que je me serais abstenu !
Franchement, elle m'a donné la désagréable impression d'être un insecte nuisible qu'il fallait absolument qu'elle écrase !!!
Bon okay, je l'admet ma façon de l'aborder n'était peut-être pas très orthodoxe, mais tout de même...
Je suis Théo Fanzolini, le grand Théo Fanzolini !
J'ai toujours fais ce que bon me semble après tout, et c'est pas près de changer !
En tout cas, je sens qu'elle va me donner du fil à retordre celle là.
Mais, je l'avoue j'ai toujours aimé la difficulté, ça me stimule deux fois plus.
On frappe à ma porte, me sortant de mes pensées
Théo : " Entre"
Marco entre dans la pièce et me jette un dossier sur mon bureau.
Je lève un sourcil interrogatif vers lui
Marco : " C'est le dossier que tu m'as demandé cette nuit."
Quand j'entend ça, je m'empresse de baisser la tête vers ce dossier et de le parcourir brièvement
Marco : " Alors satisfait ?"
Je me contente d'hocher la tête.
Je suis on ne peut plus satisfait.
J'adore ce mec, il fait toujours ce que je lui demande en un temps record.
Je ne peux empêcher un sourire d'apparaître sur mon visage quand je lis le contenu de ce dossier.
Il reprend
Marco : " Tu n'as pas oublié que tu as toujours le dîner ce soir avec la fille Sawyer ?"
Comme si j'avais pu oublié ce stupide rendez-vous.
Même si j'le voulais, je ne le pourrais pas, il y aurait toujours quelqu'un pour me le rappeler.
Brenda Sawyer est l'unique héritière de l'énorme empire Sawyer qui se compte en millions de dollars.
Mon père tient à ce que nos deux familles s'unissent dans les affaires comme dans le domaine privé.
Et devinez qui a été choisi pour assumer ce rôle ?!
Tout le monde sait que leurs fortunes ne s'est pas établi uniquement à la sueur de leurs fronts, il a fallu également éliminer des éléments gênants, détourner des fonds et j'en passe.
De vrais pourris en somme pour des gens lambda qui ne sont pas censés baigner dans la criminalité, le contraire de moi.
Leurs argents leurs donnent une certaine impunité.
Ils ne sont jamais inquiéter par la police ni par personne d'autres d'ailleurs dès qu'un crime est commis dans leurs entourages.
Ils sont au dessus de tout !
Nos parents respectifs sont pour je cite :
Une "fusion" de nos intérêts !!!
Tout le monde se fichent royalement qu'il ne s'agisse pas d'un mariage d'amour entre nous, le principal étant de protéger nos intérêts communs.
Les rares fois ou j'ai eu l'occasion dernièrement de parler à mon père au téléphone, il n'a cessé de me répéter
C'est le mieux pour nos affaires mon fils.
La fille Sawyer est un bon parti et plutôt un jolie bout de femme.
Nos intérêts personnellement, je n'en ai que faire ce n'est pas ce que je veux, ni ce bout de femme d'ailleurs...
Je ne dis rien pour l'instant, je fais le dos rond.
Je suis là, je courbe l'échine, mais à l'intérieur croyez moi, je hurle, j'ai 26 ans et je n'ai pas le droit d'être le seul maitre de ma vie !
Je dois tout faire en fonction de mon père...
De la mafia...
Mais jamais de moi !!!
Jamais personne ne me demande mon avis, jamais personne ne me demande ce que moi je veux ou ce à quoi j'aspire !!!
J'aurais temps voulu vivre une autre vie...
La mafia, je l'ai toujours su, ce n'est pas ma place, ça ne l'a jamais été...
Je le sais depuis que je suis en âge de marcher.
Bien sûr, je suis quelqu'un de respecter dans ce milieu, et bien entendu j'ai également un ou deux contrats sur ma tête, certains aimeraient me voir mort même, mais moi ce n'est pas du tout la vie que je veux.
Essayer d'en parler à mon père, jamais de la vie !
On ne peut pas quitter la mafia d'autant plus quand on est le seul héritier d'un véritable clan, du moins si on la quitte c'est seulement les deux pieds devant allongé dans un cercueil.
Hier soir, j'ai trouvé une lumière dans toutes ses ténèbres qui m'entoure.
Depuis cette nuit, je ne cesse de repenser à la belle Abby...
Elle m'obnubile et me fascine totalement.
J'ai senti qu'il y avait quelque chose entre elle et moi, et je ne compte pas faire comme si de rien n'était.
Je n'ai jamais ressenti ça auparavant.
Même si c'est vrai pour l'instant, elle ne me voit que comme un cloporte à piétiner au milieu de son chemin.
Un regard ça ne trompe pas, et dans le sien j'ai pu voir énormément de choses, dans ceux qu'elle m'a lancé dans le bar du moins parce que à l'extérieur c'était une autre paire de manche !
Je suis presque sûr que mon mode de vie la fera certainement fuir en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, surtout d'après ce que je vois dans le dossier poser actuellement devant moi, à savoir qu'elle a un enfant.
Elle voudra sûrement me tenir éloigner d'elle pour protéger sa progéniture.
Une petite fille de presque 6 ans née de père inconnu.
Qui est ce pauvre type qui a pu lui faire un gosse et se barrer sans se retourner ?!
Je sens la colère me monter rien qu'en y pensant.
Ça m'énerve tellement que si je m'écoutais, je pourrais être capable de retrouver ce pauvre type et de lui lester un bloc de ciment aux pieds et de le jeter au fond d'un lac.
Marco me sort une nouvelle fois de mes pensées
Marco : " Patron ??"
Ah merde, il attend toujours une réponse de ma part
Théo : " Non, je n'ai pas oublié.
J'irai à ce rendez-vous comme convenu.
20 heures au restaurant italien c'est bien ça que mon père a prévu ?!"
Marco : " C'est ça patron."
Après quelques minutes, je lui fais signe de sortir de mon bureau.
Ce diner ne m'enchante pas, mais alors pas du tout.
Toutefois, encore une fois je ne peux pas désobéir à mon père.
On ne désobéi pas au grand Fanzolini, fils ou pas !
Je regarde l'heure sur ma montre, une authentique Rolex, et me lève de mon siège.
Nous sommes en début d'après-midi que pourrais je bien faire en attendant ce dîner que l'ont m'impose ?!
J'appelle une nouvelle fois Marco, mais cette fois avec Enzo.
Ils entrent tous les deux dans mon bureau
Enzo : " Oui patron ?"
Théo : " Je vous laisse votre après-midi les mecs.
Je vais rentré chez moi dormir un peu.
Que personne ne me dérange on se retrouve ce soir."
Étant fils de, j'ai constamment mes bras droits avec moi et ce, depuis des années, ils sont à force devenu mes amis les plus proches et ne se permettront pas de discuter mes ordres.
Tout du moins je l'espère
Enzo : " T'es sûr patron ?"
Ah bah non
Théo : " Sûr.
On a rien de prévu cet après-midi.
Vous pouvez aller vous aérez la tête si vous voulez."
Je loue un penthouse ultra sécurisé en ville avec des gardes à chaque étage de l'immeuble et également l'appartement juste à côté du mien pour ces deux là.
Enzo : " C'est pas prudent pour toi de te balader sans escorte."
Théo : " J'vais pas m'balader, je rentre chez moi pour me reposer unpeu j'ai dis."
Marco me dévisage suspicieux, son regard m'agace
Théo : " Quoi ?"
Marco : " Tu vas voir la fille ?"
Théo : " Et alors ?
En quoi ça te regarde ?!"
Il lève ses deux mains devant lui
Marco : " Moi je suis content pour toi patron, fais juste gaffe que ton père ne l'apprenne pas."
Enzo : " On est tous les deux content pour toi."
Je leur sourie
Théo : " Vous inquiétez pas, je sais ce que je fais."
J'attrape ensuite mes clés de voiture et pars de la planque.
Une demi heure plutard, je me gare devant une petite maison.
C'est pas du tout, mais alors pas du tout le type de maison auquel je suis habitué en temps normal, mon train de vie à moi, c'est plutôt les villas ou les maisons totalement démesurés.
Cette maison c'est tout le contraire.
La peinture est complètement défraîchi.
Les stores ont sûrement dû connaître des jours meilleurs.
Quand à la maison en elle même, elle à l'air d'être construite sur piloti.
Dans le minuscule terrain, je vois un pneu accroché à la branche d'un arbre faisant office de balançoire, ainsi qu'une petite cabane en plastique un peu plus loin ainsi que des jouets dispersé ici et là.
Y'a pas de doute, je suis bien dans l'antre d'une maison familiale.
Je m'approche d'un pas ferme de la porte puis sonne.
Après quelques secondes, j'entends enfin des pas s'approchaient, une clé qui tourne, la poignée qui s'abaisse, la porte s'ouvre avec un fort bruit de grincement.
Et enfin, elle apparaît là devant moi...
La belle Abby.
Je dois vous avouez que je la préfère vraiment au naturel plutôt qu'avec toutes les couches de maquillage qu'elle avait hier soir sur le visage.
Elle porte sur elle un pantalon de yoga ainsi qu'un t-shirt informe que je déteste déjà car il m'empêche d'admirer ses formes.
J'ancre mon regard dans le sien.
Je le vois qui passe de la surprise tout d'abord, puis à l'incompréhension et enfin à la colère.
Elle paraît légèrement énervée, mais bon dieu qu'est ce qu'elle est belle comme ça
Abby : " Vous ?!!!
Mais qu'est ce que vous faites là ?!?
Vous me suivez ou quoi ?!
Vous êtes quoi un psychopathe ?!"
J'ignore ces questions
Théo : " Bonjour belle Abby.
Comment vas tu ?
Je n'arrêtais pas de penser à toi depuis cette nuit.
Je me suis donc permis de chercher ton adresse et me voilà devant toi."
Toutefois, n'étant pas suicidaire, je préfère passer sous silence comment j'ai obtenu son adresse et combien j'ai dû payer pour l'obtenir.
Vous vous en doutez, avec de l'argent on peut avoir n'importe quoi.
Avec des menaces aussi d'ailleurs...
Elle s'apprête déjà à me fermer la porte au nez quand je la stoppe avec ma main
Théo : " Je sais que tu ne comprends pas et que ma démarche peux paraître déplacer et incongru mais je t'assure que je ne te veux pas de mal Abby.
Je n'arrive juste pas à te sortir de ma tête et j'ai besoin de comprendre pourquoi."
Elle me dévisage complètement choquée par mes paroles, avant de me demander
Abby : " Est ce que vous harcelez comme ça toutes les serveuses que vous rencontrez Fanzolini ?!"
Oh comme j'aimerais belle Abby, comme j'aimerais, si tu savais...
Mais, il n'y a que toi qui me fais un tel effet
Théo : " Non, rassures toi tu es la seule à avoir le privilège d'être poursuivi par mes ardeurs."
Elle retient un sourire
Abby : " Oh comme je me sens chanceuse dites moi.
Maintenant est ce que vous voulez bien partir de chez moi s'il vous plaît ?"
Oh non pas déjà.
Maintenant que j'ai réussi à établir le contact, il est hors de question que j'abandonne
Théo : " Je veux bien partir de chez toi mais seulement avec toi.
Je t'invite à prendre un verre.
Ne refuse pas s'il te plaît.
Et s'il te plaît tutoie moi."
Abby : " Un verre ?
Et après ça j'aurais enfin la paix si je t'accorde ce verre ?"
Ah enfin, elle se décide à me tutoyer c'est un bon début, on progresse
Théo : " Après ce verre si tu le désires toujours je ne te recontacterais pas, promis.
Mais j'en doute fort car après ce verre, je pense fortement que tu seras tombée éperdument amoureuse de moi."
Ma dernière remarque l'a fait carrément exploser de rire
Abby : " Éperdument amoureuse ? Carrément...
Et bien, tu n'as peur de rien toi."
Si tu savais...
Dans mon métier, il ne faut jamais avoir peur de rien ni de personnes
Théo : " Absolument.
Alors, on y va ?"
Elle me regarde de haut en bas puis d'un simple hochement de tête, accepte...