– Tu es fou, murmura-t-elle. Garde tes prières. C’est toi que je veux… Jamais tu ne comprendras. J’avais tant de choses à te dire ! Et tu es là, à me mettre toujours en colère, avec tes histoires de l’autre monde… Voyons, soyons raisonnables tous les deux. Attendons d’être plus calmes. Nous causerons encore… Il n’est pas possible que je m’en aille comme ça. Je ne peux te laisser ici. C’est parce que tu es ici que tu es comme mort, la peau si froide, que je n’ose te toucher… Ne parlons plus. Attendons. Elle se tut, elle fit quelques pas. Elle examinait la petite église. La pluie continuait à mettre aux vitres son ruissellement de cendre fine. Une lumière froide, trempée d’humidité, semblait mouiller les murs. Du dehors, pas un bruit ne venait, que le roulement monotone de l’averse. Les moi

