CHAPITRE 2

383 Words
Ébènezere montra l'argent que son ami Joeress lui avait donné à Rafiou. "Regarde, c'est tout ce que j'ai de lui", dit-il avec amertume. Rafiou le regarda sévèrement. "Arrête de parler ainsi de ton ami, Ébènezere. Il t'a aidé, c'est tout." Ébènezere haussa les épaules. "Je sais, mais je ne peux pas m'empêcher de ressentir de la jalousie. Viens, allons voir son usine." Les deux hommes se mirent en route à pied, traversant les champs de coton de Joeress. Rafiou lui montra les champs et les ouvriers qui travaillaient. "Il a beaucoup de champs et il paie ses employés chaque mois", dit-il. Ébènezere regarda autour de lui, dégoûté par sa propre vie. Il se sentait petit et insignifiant à côté de son ami. Pendant ce temps, Joeress était à la maison, en train de parler à son fils Yann. "Ta tante Ariane arrive pour célébrer ta réussite", dit-il, un grand sourire sur le visage. Yann sourit également. "Super, papa ! Je suis content de la voir." Ariane, quant à elle, était en train de se préparer pour la visite. Elle regarda son fils Junior et dit : "Nous allons prendre un taxi, car je n'ai pas de voiture, contrairement à ma sœur." Junior ne répondit pas, mais il ne put s'empêcher de ressentir un pincement de jalousie. À la maison de Joeress, Ronisia était en train de préparer un repas pour sa sœur et ses enfants. "Il faut que nous fassions quelque chose de spécial pour eux", dit-elle à son mari. Joeress acquiesça. "Oui, c'est logique." Ébènezere et Rafiou arrivèrent à l'usine de Joeress. Ébènezere fut impressionné par la taille et la beauté de l'endroit. Il se sentit amer et jaloux. "Mon tour viendra", dit Rafiou pour le consoler. Mais Ébènezere secoua la tête. "Non, Dieu ne m'aime pas." Yann, quant à lui, était en train de parler à sa copine Astride. "Je vais partir en Europe pour étudier", dit-il. Astride fut triste. "Et toi, tu reviendras ?" Yann sourit. "Bien sûr, je reviendrai." Mais Astride ne semblait pas convaincue. Le soir, Ariane et Junior arrivèrent à la maison de Joeress. Ils furent accueillis avec des sourires et des embrassades. Ébènezere, quant à lui, était dans la maison, les yeux pleins de larmes, jurant que son ami ne réussirait pas sous ses propres yeux.
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