Chapitre six

3044 Words
L’invisible s’animait. — Tu nous a appelées, disaient ces rumeurs de tam-tams. Tu nous a appelées… — Nous t’avons entendu. — Que nous veux-tu ? — Nous t’écoutons. Parle. Par deux fois, les espaces répétèrent les mêmes notes troubles ou distinctes. Lorsque l’horizon eut résorbé la dernière, Batouala leur répondit. D’abord des paroles sans force. Elles semblaient dire la torpeur monotone et quotidienne, la solitude que rien n’attriste, que rien n’égaie, la résignation devant le destin, l’impassibilité. Les maillets couraient alternativement sur l’un ou l’autre des trois « li’nghas ». Une mélopée naissait d’eux, accablante comme un jour de tornade, avant que ne souffle le « donvorro ». Le chant s’épanouit. Sur une brusque interruption, son amplitude augmenta encore. Et toujours, toujours, il montait. Batouala, heureux, ruisselait de sueur, mais dansait presque. Ses hommes, leurs femmes, leurs enfants, leurs amis, les amis de leurs amis, les chefs dont il avait bu le sang et qui avaient bu le sien, il voulait qu’ils fussent tous présents à la Bamba, dans neuf jours, pour assister à la grande « yangba » qu’on allait y donner à l’occasion de la fête des « Ga’nzas ».La saccade des sonorités prévues depuis des saisons de pluies et des saisons de pluies leur promettait merveilles. Il y aurait mangeaille, beuveries, palabres, réjouissances. Il y aurait « yangba », enfin. Non pas une yangba. Mais toutes les yangbas. Non seulement le pas de l’éléphant, la danse des sagaies et celle des guerriers, – mais encore, mais aussi, mais surtout la danse de l’amour, que dansent si bien les sabangas. Il y aurait mangeaille et yangba, yangba et beuverie. Aha ! le manioc, les patates, les dazos, les courges, l’igname, le maïs ! Aha ! la bière de mil, les vékés, le piment et le miel, le poisson et les œufs de caïman ! On mangerait de tout cela, et de bien d’autres choses encore ! On boirait de tout cela, et de bien d’autres choses encore ! On boirait et l’on mangerait, au son des olifants et des balafons. Il fallait venir ! Ehein, ehein ! C’était la fête des « Ga’nzas ». On ne procède à la circoncision et à l’excision qu’une fois par douze lunes. Il fallait venir ! Comme on allait rire, yabao ! Comme on allait rire !… Les échos débordaient de la joie de ce discours, prolongeaient ses plaisanteries et ses rires. Lorsqu’il se tut, une lourde attente pesa, qui ne dura pas longtemps. Car, tout autour de lui, très loin, très loin, comme après son premier appel, la conversation reprenait sur des tam-tams qu’on ne voyait pas. Et, malgré l’éloignement des transmetteurs d’ondes sonores, on saisissait, àchaque fin de phrase, les mêmes notes d’allégresse occulte. — Nous t’avons écouté, bien écouté. — Nous t’avons entendu et compris. — Tu es le plus grand des m’bis, Batouala. — Le plus grand des plus grands chefs, Batouala. — Nous viendrons. Sûrement, nous viendrons. — Et nos amis seront là. — Et les amis de nos amis seront là. — Bombance !… Yabao ! On va s’amuser. ! — Nous boirons comme des trous. — C’est-à-dire comme des blancs. — Non, comme de vrais bandas m’bis, parce que les vrais bandas m’bis boivent plus que… — On dansera. — On chantera. — Nous montrerons après aux femmes ce que nous savons faire d’elles. — Tu peux compter sur moi… — Sur moi… — Sur moi… — Ouorro… — Ohourro… — Kanga… — Yabi’ngui… — Delépou… — Tougoumali… — Yabada… — Tous les m’bis seront là.Tous les n’gapous aussi. — Nous viendrons… Nous viendrons… — Nous viendrons… Nous viendrons… L’horizon étouffa enfin les dernières réponses. Désireux d’examiner les nasses qu’il y avait immergées la veille. Batouala s’en fut ensuite vers le confluent de la Bamba et de la Pombo, non sans se munir, avant de se mettre en route, de deux sagaies, d’un carquois rempli de sagettes barbelées et d’une besace en peau de cabri. Où que l’on aille, si minime que soit le chemin à parcourir, il ne faut jamais oublier de prendre sa besace et de la porter en bandoulière. Elle permet de cacher tant de choses ! Par exemple, des pains de manioc et des feuilles de « bi’mbi ». Il ne lui fallait, au demeurant, ni plus ni moins. Les pires dangers pouvaient maintenant survenir. N’avait-il pas ses sagaies, son arc, ses flèches ? Il pouvait se moquer de la faim à bouche-que-veux-tu, tant que les gâteaux dont il s’était approvisionné continueraient à distendre le ventre de sa besace. Il ne dépendait que de lui, d’autre part, de corser à son gré sa nourriture. Les feuilles de « bi’mbi » étaient là pour un coup. Ce n’est pas pour rien qu’elles ont la faculté de stupéfier tout poisson passant à hauteur de l’endroit où on les plonge ! Batouala, chemin faisant, scrutait le sol. C’était une des innombrables petites habitudes que lui avaient léguées ses ancêtres. Plus il avançait enâge, plus il en appréciait l’excellence. Les blancs n’ont pas l’air de comprendre l’utilité qu’il y a de savoir où l’on pose le pied. Les cailloux blessent, la boue favorise les chutes. Il est facile, avec un peu d’attention, d’éviter chutes et blessures. On peut en tout cas raréfier les unes et les autres. Il n’y a jamais perte de temps pour qui poursuit le moindre effort. Et comme, au surplus, l’expérience nous apprend que le temps n’a pas de valeur, on n’a qu’à s’en remettre à sa sagesse. * Batouala venait à peine de disparaître dans la direction du confluent de la Pombo et de la Bamba quand Bissibi’ngui, surgissant de la brousse comme un cibissi de son terrier, s’avança vers les femmes de son ami. Bissibi’ngui était un jeune homme musclé, plein d’allant, vigoureux et beau, qui trouvait toujours chez Batouala, même en temps de disette, de quoi boire et de quoi manger. Le grand mokoundji le tenait, en effet, en particulière affection. Ses femmes aussi. Huit d’entre elles avaient même déjà eu l’occasion de prouver à Bissibi’ngui l’ardeur de l’amitié qu’elles ressentaient pour sa personne. Quant à la belle Yassigui’ndja, moins docile aux ordres de celui qui l’avait achetée qu’à ceux deBissibi’ngui, elle comptait qu’un heureux hasard lui permettrait bientôt de manifester à ce dernier la faim qu’elle avait de lui. Une femme ne doit jamais se refuser au désir d’un homme, surtout quand cet homme lui agrée. Tel est le principe fondamental. La seule loi est d’instinct. Tromper son homme n’a donc pas grande importance, ou plutôt n’en devrait pas avoir. Il suffit, d’ordinaire, après palabres plus ou moins longues, de dédommager tel qui croit avoir à se plaindre, du préjudice qu’on lui a causé en usant de son bien. Quelques poules, deux ou trois cabris, quelques œufs couvés ou une paire de pagnes plus ou moins usagés, et tout est pour le mieux. Il fallait malheureusement prévoir qu’il n’en serait pas de même avec Batouala qui était de naturel jaloux, vindicatif et v*****t. Le cas échéant, on pouvait être sûr qu’il n’hésiterait pas à se fonder sur les plus vieilles coutumes bandas, et à réclamer leur stricte application pour supprimer ceux qui se hasarderaient à rapiner sur ses terres. Les ayant acquises au prix des plus lourds sacrifices, il voulait être seul à les ensemencer. Yassigui’ndja ne l’ignorait point. Elle n’ignorait pas non plus que ses huit compagnes la haïssaient cordialement, parce qu’elle était la cheffesse de toutes les femmes des villages relevant de l’autorité de leur mari commun, et, en même temps, sa favorite.Il y avait gros à parier qu’elles la dénonceraient, au moindre faux pas, à sa vindicte. Certes, elle se défendrait en les accusant à son tour sans merci. Que sortirait-il en fin de compte de ces accusations et de ces criailleries ? Bien fort, yabao ! qui pouvait le prédire. Elle ne se donnerait donc à Bissibi’ngui que le jour où elle ne courrait pas de risque à le faire. Mais comment hâter ce beau jour ? Depuis deux ou trois lunes, Bissibi’ngui espaçait ses visites. Le bel homme, vraiment, que Bissibi’ngui ! Il marchait sur sa vingtième saison de pluies. C’est à ce moment-là que les mâles dignes du nom de mâles traquent les femmes, du matin au soir, comme Mourou, la panthère, l’antilope. Il s’était développé tout à coup, avait pris corps et muscles. Les « yassis » le recherchaient, non lui, elles. Elles célébraient à l’envi la vigueur de ses reins et la fréquence de sa fougue. Bissibi’ngui, leur coq préféré, avait contribué à désunir bien des ménages ! D’où disputes interminables et rixes toujours renaissantes. Tant et si bien que le « commandant », excédé de plaintes, avait fini, certain jour, par le menacer de prison. Sa réputation, du coup, avait atteint son apogée. Il n’avait qu’à paraître pour qu’on le fêtât. On salua donc d’inextinguibles cris de joie son retour inattendu. On lui demandait le nom des femmes qu’il avait chevauchées depuis qu’il avait quitté la Bamba. Était-il vrai qu’il eût fait connaîtreà telle ou telle les délices de la petite mort ? Aha ! il s’était juré de taire le nom de ses bonnes fortunes. Soit. Mais on ne lui pardonnerait sa discrétion que s’il contait une de ces belles histoires qu’il savait si bien conter. Alors, sans se faire prier davantage, Bissibi’ngui s’allongea sur une natte et leur conta l’histoire de l’éléphant et de la poule. — Au temps où M’Bala, l’éléphant, et Gato, la poule, parlaient, la seconde lança au premier un pari pour savoir qui des deux était le plus gros mangeur. Et M’Bala, l’éléphant, dit à la poule : « Poule, tu es si petite, si menue, si ténue, qu’il n’est vraiment pas possible que tu puisses manger plus que moi. » Gato, la poule, répondit à l’éléphant : « Aha ! tu crois cela. Et parce que tu es bouffi, pansu, difforme, tu crois qu’il m’est impossible de manger plus que toi ? » — Comment ne le croirais-je pas ? fit M’Bala. Tu n’as pas plus d’épaisseur qu’un vent coulis. Alors Gato de répliquer : « Aha ! c’est comme ça. Bon. Viens chez moi demain matin, de bonne heure. Tu mangeras de ton côté ce que tu pourras. J’en ferai autant du mien. Nous verrons, en fin de compte, qui de nous deux mange le plus. » M’Bala accepta le pari en barrissant d’allégresse. Le lendemain, dès le petit matin, il se rendit à l’endroit que Gato lui avait indiqué. La poule l’y attendait. Ils se mirent tous deux, sans plusattendre, à manger leur content. Mais voici qu’il prit à Gato envie de se reposer, quand le soleil parvint au mitan de son voyage. Pour ce, elle fit ce que font toutes les poules qui ont envie de souffler, c’est-à-dire qu’elle replia l’une de ses pattes sous son jabot. M’Bala, stupéfait, lui demanda : « Pour quelle raison te permets-tu de rester inactive, tandis que je continue à manger ? Et pourquoi, quand tu fainéantes, ramènes-tu une de tes pattes sous le ventre ? » Et Gato de lui rétorquer aigrement : « Parce que, moi, je suis loin d’avoir mangé comme toi à ma suffisance. Si donc tu me vois ainsi, c’est que je me prépare à avaler une de mes pattes. Je te préviens d’ailleurs charitablement que si, comme je le crois, ce mets ne me suffit pas, je me ferai un devoir de t’avaler avant d’avaler ma deuxième patte. » M’Bala, entendant cela, prit le large en pétant de frayeur et se réfugia au plus profond de la brousse. C’est depuis ce temps que M’Bala, l’éléphant, vit dans la brousse et Gato, la poule, parmi les villages des hommes. D’unanimes félicitations couvrirent la fable que Bissibi’ngui venait de narrer. Puis les brocards reprirent bon train. Bissibi’ngui, souriant sans répondre aux plaisanteries qu’on lui décochait, s’empara de la pipe de Batouala, la bourra de feuilles de « ngao » que les blancs, dans leur langue, appellent tabac, etdéposa sur elles de la braise. Cela fait, il s’accouda sur sa natte et, par petites bouffées courtes, les yeux clignés, il fuma. — Bissibi’ngui, mon ami, tu ne fais pas assez attention aux femmes qui s’offrent à toi, lui dit Yassigui’ndja. Un jour, si tu n’y prends garde, tu nous reviendras riche de quelque sale maladie – d’un bon « kassiri », par exemple, qui excelle à tenir chaud même quand il fait froid. Ses huit compagnes éclatèrent de rire. — Ehé ! éééé… — Yabao, cette Yassigui’ndja ! — Eééé !… Il n’y a qu’elle, vraiment, pour décocher des bons mots. Et elles se tapaient bruyamment sur les cuisses. — Mais le « kassiri » n’est rien, continuait Yassigui’ndja. Il en sera tout autrement, Bissibi’ngui, mon ami, si tu attrapes « davéké », qui est pire. Iche !… Tu t’en iras en tout petits morceaux. D’abord, tu seras tacheté comme Mourou, la panthère. Tu seras horrible à voir, couvert de plaies. Personne ne voudra plus de toi. Ce n’est que plus tard que tu perdras tes dents, tes cheveux, tes doigts, que tu deviendras une pourriture mobile. Rappelle-toi plutôt Yaklépeu, qui est mort il y a… trois, quatre, cinq lunes peut-être. Les rires reprirent de plus belle. Ils duraient encore lorsque revint Batouala. On lui expliqua sur-le-champ les causes de l’hilaritégénérale. Il joignit alors ses facéties à celles de ses neuf femmes. Bissibi’ngui mourrait, pour sûr, comme meurent les champignons. La joie atteignit son comble. On se tenait les côtes. On s’administrait réciproquement des plamussades. On se tapait les fesses contre terre. On pleurait convulsivement, à force de rire. — Ehéé !… Yaba !… — N’Gakourao !… ce Batouala !… — Eééééia !… * Cependant, le soleil se couchait. Le roucoulement des tourterelles, les piailleries des gendarmes, les cris plaintifs des charognards et des hochequeues diminuèrent peu à peu, ainsi que les croassements de la gent corbeau. D’imperceptibles brouillards voilèrent la cime des kagas. Le soleil baissa doucement. Poules, cabris et canards rentrèrent au gîte. Un long silence. Des nuages s’étirent contre le ciel qu’ils pommellent. Le soleil a presque disparu. Il ressemble, tant il est rouge, à la fleur énorme d’un énorme flamboyant. Il émet des rayons qui se dispersent en gerbes évasées et s’abîment enfin dans la gueule de caïman du vide. Alors, de larges rayures ensanglantèrentl’espace. Teintes dégradées, de nuance à nuance, de transparence à transparence, ces rayures dans le ciel immense s’égarent. Elles-mêmes, nuances et transparences s’estompent jusqu’à n’être plus. L’indéfinissable silence qui a veillé l’agonie et la mort du soleil s’étend sur toutes les terres. Une poignante mélancolie émeut les étoiles apparues dans l’infini incolore. Les terres chaudes fument en brumes. Les humides senteurs de la nuit sont en marche. La rosée appesantit la brousse. Les sentiers sont glissants. On croirait presque que la faible odeur de la menthe sauvage bourdonne dans le vent avec les bousiers et les insectes velus. Des bruits de pilon, on ne sait où, écrasent du manioc, du mil ou du maïs. Le ronronnement des tam-tams anime des « yangbas », on ne sait où. De distance en distance, des foyers s’allument. On devine les cases, aux fumées. Suivant l’espèce, des crapauds flûtent, meuglent, glapissent ou cliquettent. Djouma, le petit chien roux, aboie, aboie. Quelle est cette stupeur ? D’où provient cette angoisse ? Comme une pirogue froissant au passage les herbes aquatiques – oh ! comme elle glisse avec lenteur à travers les nuages – blanche, voici apparaître « Ipeu », la lune. Elle est déjà vieille de six sommeils…Le lendemain de ce soir-là, peu avant le chant de la perdrix, Donvorro, la tornade, lasse d’avoir hurlé toute la nuit, s’éloigna brusquement, déviée de sa route par les monstrueux courants aériens qui drainent chaque matin dans leur erre les troubles clartés avant-courrières de l’aurore. La pluie continua cependant à tomber sur les villages de Batouala. On l’entendait chuinter parmi les arbres dont le vent brassait les ramées ou susurrer au sein des feuilles d’où dégouttaient ses stalactites. On l’entendait crépiter aussi, confuse et diverse, le long des herbes saccagées par les torrentielles averses de la nuit. Elle emplissait enfin de chuchotements ou de murmures la brousse qui n’en pouvait mais. Il y avait un bon bout de temps, bien que l’aube fût loin encore, que Yassigui’ndja ne dormait plus. Elle occupait de son mieux la nuit qui se mourait. Comme elle se sentait bien, seule en sa case personnelle, hutte en pisé ronde et basse, que coiffait un toit déclive dont le chaume s’effilochait jusqu’à terre ! Il est de règle chez les bandas, à quelque tribu qu’ils ressortissent, que toute femme mariée ait sa case personnelle en sus du domicile conjugal. Batouala, son mari, s’était hâté de lui en construireune, dans les jours qui avaient suivi leurs épousailles. Elle s’y retirait, depuis lors, chaque fois qu’elle n’était pas de nuit auprès de son seigneur et maître, ou qu’elle tenait, pour une raison ou pour une autre, à goûter un moment de solitude. Quel bon mari que Batouala ! Nul plus que lui ne paraissait digne de respect et de gratitude. Elle n’avait eu jusqu’ici qu’à se louer de sa bonhomie. Jamais de saute d’humeur. Jamais un mot plus haut que l’autre, sauf quand il s’en prenait aux blancs. Leur association – ils étaient pourtant mariés depuis autant de saisons sèches qu’on a de doigts plus deux les deux mains réunies – n’avait rien perdu de sa solidité des premiers jours. L’adjonction successive de huit autres femmes à leur ménage n’avait fait qu’accroître leur ménage sans amoindrir en rien leur affection réciproque. Elle ne voyait d’ailleurs pas en quoi la venue des compagnes que Batouala lui avait choisies eût pu rompre leur entente ou porter ombrage à l’attachement qu’ils avaient l’un pour l’autre. Ne lui avait-elle pas donné un héritier – qui était mort, par la suite – dans les délais normaux ? Il avait naturellement profité de sa gestation et de sa maternité pour prendre une seconde femme. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, dix lunes plus tard, force lui avait été d’appeler, pour de semblables raisons, une troisième à ses côtés. Et il avait continué ainsi jusqu’à la neuvième. Et après ? Quoi de répréhensible en cela ? En
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