– Avec ses excréments, acheva le docteur d’une voix si grave, que le mot passa et ne fit pas même rougir les dames. – Moi, dit l’abbé Bourrette, que ces anecdotes amusaient comme des contes de fées, j’ai eu une pénitente bien singulière… Elle avait la passion de tuer les mouches ; elle ne pouvait en voir une, sans éprouver l’irrésistible envie de la prendre. Chez elle, elle les enfilait dans des aiguilles à tricoter. Puis, lorsqu’elle se confessait, elle pleurait à chaudes larmes ; elle s’accusait de la mort des pauvres bêtes, elle se croyait damnée… Jamais je n’ai pu la corriger. L’histoire de l’abbé eut du succès. M. Péqueur des Saulaies et M. Rastoil eux-mêmes daignèrent sourire. – Il n’y a pas grand mal, lorsqu’on ne tue que des mouches, fit remarquer le docteur. Mais les fous lucid

