Épisode 2: Le vide que l'on ressent

1194 Words
Épisode 2: Le vide que l’on ressent "Les absences de ceux qu'on aime peuvent transformer les jours de fête en souvenirs amers, où chaque message manqué résonne comme un écho de solitude." Pendant que Kenneth se morfondait, Pierre, son petit ami, se livrait au même exercice là où il était. Réveillé par son alarme, il attrapa son téléphone et coupa la sonnerie. "Ah... Quel imbécile je suis! C’est l’anniversaire de ma princesse, l’élue de mon cœur. Je dois lui envoyer un message." Aussitôt dit, aussitôt fait. Mais aucune réponse. "Peut-être qu’elle dort déjà," se dit-il. Ses sentiments ne le laissaient pas indifférent à la situation, il se connecta aussitôt sur w******p afin de vérifier si elle était toujours en ligne, ce qui pourrait justifier qu’elle soit toujours éveillée. À sa grande surprise, elle était en ligne. "Voilà de bons signes, et l'occasion pour qu’elle ne se fâche pas. Je vais l’appeler en vidéo." À peine l’appel lancé, Kenneth décrocha. Comme si elle attendait ce moment, et comme c’était son jour, elle ne voulait rien manquer, surtout venant de son homme, celui pour qui elle meurt à petit feu. "Allô… Ma douce et unique plume, la tendresse de tout mon cœur," lança-t-il. "Oui mon cher prince, tout d’abord, laisse-moi te dire que j’ai reçu ton message," répondit Kenneth. "Attends, laisse-moi te chanter une chanson," ironisa Pierre. "Hum… C'est bien la première fois que mon cher prince veut me chanter une chanson. Je rêve ou quoi? Toi qui n’as jamais voulu me chanter quoi que ce soit, ne serait-ce qu’une seule fois auparavant?" “Même une berceuse, tu en étais incapable,” lui rappela la jeune fille. “Aujourd’hui, c’est un grand jour. Je n'ai pas une belle voix, mais je veux te faire plaisir cette fois-ci avec ma voix de crapaud que tu réclames en a cappella,” répondit Pierre en souriant avant d’ajouter : “C’est une belle occasion pour toi, alors profite-en à fond en mémorisant les paroles, car elles viennent de mon cœur. Écoute ma dédicace, ma douce plume.” “Mort de rire, chéri. On aura tout vu. En tout cas, je t’écoute,” lui répondit Kenneth, toute joyeuse. Pierre lui dédia une chanson pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. Kenneth ne put s'empêcher de sourire et s’exclama avec ironie : “C’est impressionnant, monsieur chante comme le prince Dadju,” dit Kenneth en fixant la caméra, suivi d’un rire à gorge déployée. “Hum, si c’est toi qui le dis,” répondit Pierre calmement. “J’ai adoré, merci beaucoup chéri, cela me va droit au cœur,” renchérit Kenneth. Pierre se sentait un peu gêné de ne pas avoir été le premier à lui souhaiter un joyeux anniversaire. Kenneth remarqua que l'ambiance s'éteignait et l'interrogea : “Qu’est-ce qui ne va pas, mon chéri ?” “Ne fais pas attention à moi, mon amour. Ne te fâche pas, je t’en prie, mon cœur adoré! Le miel de mes jours! La senteur de mes horizons! Ne sois pas mécontente. Tu sais, j'ai voulu être le premier à te souhaiter un fabuleux anniversaire, mais j'ai encore accusé du retard et j'espère que je ne suis pas le dernier au moins,” dit-il avec une mâchoire contractée. Kenneth, fascinée par les mots doux de Pierre, ne put accepter ses excuses. “T’inquiète, tu es le deuxième. Et merci encore d'être toujours présent pour moi. Peu importe l'heure, l'essentiel est que tu n'as pas oublié. Je te comprends, cela me va droit au cœur. Alors, arrête de te morfondre.” Kenneth était également triste même si son visage disait le contraire, quelque chose la tracassait au fond, et Pierre le remarqua rapidement. “Et pourquoi ce regard triste? Tu as quoi ?” questionna Pierre à son tour. Kenneth était heureuse, mais elle ne pouvait s’empêcher de penser à son père qui n'avait toujours pas donné signe de vie, ni par un appel, ni par un simple texto. “Rien de grave, c’est juste que mon père n’est jamais présent, même pas en ce jour si précieux de ma vie.” “Arrête de te faire du souci, il est à peine 1 h du matin, ce n'est pas encore tard pour lui de te souhaiter un joyeux anniversaire. Sois heureuse puisque c’est ton jour, et c’est à toi de le marquer, sinon personne ne pourra le faire pour toi. Alors sois heureuse, ma belle, ma tendresse." “Oui, je sais, mais je mérite un peu d’attention de sa part. Apparemment, personne ne remarque ce que son absence peut créer dans ma vie. Là, je suis en train de boucler l’âge adolescent, ce qu’il ne remarque même pas. Je me demande quand est-ce qu’il va finalement se rendre compte que je prends de l’âge et que j’ai encore plus besoin de lui que jamais,” dit Kenneth d'un ton triste, laissant une goutte de larme lui traverser la paupière. “Tu sais qu'il t’aime bien, il est juste pris par le travail en ce moment, j'en suis sûr, et je te promets que dès demain à la première heure, tu verras son signe, ou peut-être même, tu le verras en personne.” “ Ça tu n’en sais rien, car en connaissant mon père, je doute très fort. Il n’a jamais été là comme je le souhaite. Passer quelques heures avec sa fille est insuffisant pour être à la hauteur du titre de papa. Franchement, je ne vois pas beaucoup de respect et d'amour dans cela, sinon je ne suis pas différente des enfants qui n’ont pas de père.” “Arrête de dire des énormités, chérie, on ne peut pas tout avoir. Remercie juste le bon Dieu que tu as toujours un père à ta disposition, même s’il n’est pas présent physiquement.” Kenneth avait tout à fait raison à propos de son père qui ne lâchait pas d'une semelle son bureau. Sa priorité se trouvait dans son travail, il le faisait passer avant toute chose. Pour lui, son travail, c'était sa vie. La vie de sa fille passait en second plan. Sinon, comment justifier ses absences répétées qui ne se représentaient que par des choses éphémères? Il oubliait que son attention était primordiale pour l’épanouissement de Kenneth. Pierre, ayant une idée de la situation de sa petite amie, essaye de lui remonter le moral. “Ma chérie, te voir ainsi me déchire le cœur. S'il te plaît, reprends tes esprits, juste pour moi. Tu as peut-être raison, mais n'oublie pas qu'il fait tout cela pour ton bien-être. Alors sois optimiste.” “Je sais, mais c'est insuffisant. J'ai besoin de sa présence plus que de tout, mais hélas.” Après un moment de silence, Pierre lui dit : “Ne t'inquiète pas, ça ira, tu le verras demain.” “D'accord,” répondit-elle froidement. “À tout à l’heure ma puce, repose-toi bien et fais de beaux rêves.” “Merci pour l'appel,” dit-elle avec un sourire au coin des lèvres. “Tu n'as pas besoin de me remercier, c'est le minimum que je puisse faire,” dit-il avec un léger sourire qui ne laisse pas sa partenaire triste. À suivre…
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