2

1932 Words
Altaïr Un mois plus tard. Ma femme n’est pas revenu depuis, quand j’ai appris la première dimanche qu’elle n’allait pas être là j’ai été choqué sans le montrer, elle ne m’a pas appelé non plus, en général à la pelle te vois par semaine pour venir à la fin de la semaine ensuite, là je sens qu’elle est pas là, je sais pas combien de temps ça fait que je ne l’ai pas vu mais je sens un truc manquant en moi. Je me suis habitué pendant ses un an à être avec elle bien que c’était que pour 30 minutes par jour et qu’elle m’appelait deux fois par semaine, pour moi c’était suffisant, elle aurait pu le faire moins sauf qu’elle ne l’a pas fait. J’ai envie de la voir, j’ai envie qu’elle vient s’asseoir sur moi et me regarder dans les yeux tout en essayant de me rassurer, je me suis habitué à ça aussi, je me suis habitué au fait tellement regardé dans les yeux en caressant mon visage, j’en ai besoin pour ma survie ici, c’est elle qui fait apaiser mon cœur et qui fait que j’arrive à tenir, sinon ce serait pas le cas et j’aurais peut-être vrillé dès quelques mois. Gardien : T’as de la visite, ta femme est là. Je me lève de mon lit et le rejoins avant de marcher près de lui pour aller dans la salle, je rentre et m’assois en attendant que cette dernière arrive, lorsque son petit corps apparaît devant moi et s’assoit, j’attends que le gardien sort pour l’analysé. J’ai pas envie de lui en vouloir faire une seule ce n’est pas le moment parce que ce serait possible qu’elle ne vient pas encore. Perla : Tu vas bien ? Je la regarde droit dans les yeux en lui répondant pas. Perla : Désolée d’être pas venu plutôt, j’ai dû avoir des cours le week-end avec l’avocat pour mieux attendre le droit. Je fronce les sourcils, Elle vient de me dire quoi là ? Elle vient d’avoir des cours avec mon avocat le week-end ? Moi : C’était où ? Perla : À la maison, il venait à la maison. Je t’ai tourné le regard et serre les poings, là j’ai envie de vriller, donc là pendant que moi je suis enfermé entre quatre murs en elle va apprendre soit disant du droit à la maison avec mon avocat ? Elle se fout de ma gueule la vérité elle se fout de ma gueule. Moi : Tu sais quoi ? *je me lève* Va apprendre tes cours. Je me dirige vers la sortie mais elle se met devant moi pour ne pas que je passe, je préfère me barrer que de rester avec elle, j’ai pas envie de l’insulter ou quelque chose comme ça, j’ai pas envie de le montrer que ça m’atteint de savoir qu’elle a invité un homme à la maison le week-end pendant que moi je l’attendais comme toujours. J’attendais que ça, j’attendais de la voir et à chaque week-end je suis pressé pour ça mais ça a pas l’air de ton cas, elle a mieux à faire. Perla : À quoi tu joues ? Moi : Rentre chez toi réfléchis. J’allais passer sur le côté mais elle me prend la main, elle sait pas qu’elle est en train de plus m’énerver comme ça, si je suis parti c’est pour ne pas m’énerver, j’ai pas envie de m’énerver contre elle, je suis ici dans le calme et j’ai envie de repartir pareil. J’enlève ma main violemment de la sienne, elle part choqué de mon geste mais j’en ai rien à foutre, elle est juste en train de faire ressortir un diable que je n’ai pas envie de lui montrer, je suis calme alors il ne faut pas m’énerver. Perla : Donc là maintenant tu vas partir ? Je fais tout ce chemin pour rien du tout ?! Moi : Exactement, tu peux retourner avec l’avocat t’as plus de choses à apprendre qu’avec moi. Elle se remet en face de moi et je vois les larmes sur ses joues, Elle est en train de me faire rire là, c’est moi qui devrais pleurer parce que ma femme s’est retrouvé plusieurs fois chez moi avec un autre homme sans que je sois au courant. Moi : Rentre chez toi pleurer. Perla : Arrête ! Si…s’il te plaît pourquoi tu ne veux as m’écouter ! Moi : T’as déjà tout dit, pendant que moi je t’attendais toi tu étais avec un autre homme dans la baraque en train de prendre des cours c’est tout t’as déjà tout dis. Elle pose sa tête sur mon torse et je ne bouge pas, je sais pas ce qu’elle fait mais j’ai pas non plus envie de la voir mal, j’ai pas envie de la faire pleurer mais je sais pas, ça me fait mal d’avoir appris qu’elle était avec un autre pendant que moi je l’attendais. Perla : Je suis désolée, je n’aurais pas dû, ou au moins j’aurais du te prévenir. Moi : Si j’avais été avec une autre femme à la maison pendant que toi tu es enfermé entre quatre murs en m’attendant, comment tu aurais réagi si t’avais appris que j’étais avec une femme pendant le moment où je venais te voir pour qu’on passe du moment ensemble ? Perla : Ça m’aurait fait, mal j’aurais eu très mal. Moi : Et bah dis toi que c’est pareil pour moi, j’ai mal, j’ai très mal même. Elle enroule ses bras autour de mon cou tout en me regardant dans les yeux, elle est en train de pleurer, peut-être qu’elle voit à quel point j’ai le cœur qui n’est as comme d’habitude. Perla : Je suis désolée, je…je pardon Taïr… Elle s’effondre dans mes bras sans que je réajuste, je sais pas pourquoi Michelin parce que sa réaction est exagéré, comme s’il s’était passé quelque chose d’autre, est-ce que c’est ce que je crois ? Est-ce qu’elle a fait une autre bêtise qui fait qu’elle réagisse comme ça ? Moi : Il s’est passé quoi d’autres ? Perla : Il a essayé de me v****r, deux fois la semaine dernière. Elle cache son visage étant honteuse, donc mon avocat qui est censé me faire sortir d’ici veut prendre ma femme ? Je sais pas pourquoi mais cette information m’a fait rire, pourquoi je rigole ? Parce que je sentais peut-être que dès le début il a fait quelque chose qui clochait chez lui. Elle tousse elle s’éloignant de moi, elle avait les mains qui tremblaient et si je me trompe pas son corps était faible là, Elle aurait pas dû venir si elle ne se sent pas bien, elle aurait réellement pas dû. Moi : Rentre à la maison te reposer. Perla : S’il te plaît viens viens t’asseoir qu’on parle un peu…s’il te plaît. Elle s’assoit en se frottant les yeux, je me remets en face d’elle et regarde ses petites mains essuyer son visage. J’ai envie de lui en vouloir, mais c’est elle qui est en train de plus souffrir, je lui en veux c’est sûr mais plus autant que tout à l’heure. Moi : Viens t’asseoir sur moi. Elle me regarde quelques secondes avant de se lever pour se mettre sur mes jambes. J’essuie ses larmes parce qu’ils coulaient encore et prends son visage entre mes mains. Moi : Il a pas réussi ? Elle secoue la tête, Ça me rassure, si elle avait été violée, Elle aurait été anéanti et je n’aurais même pas pu la réconforter parce que je ne suis pas près d’elle et c’est pas trente minutes qui vont suffire à la calmer. Même là elle est dans un état second, elle est brûlante. Moi : Il faut que tu ailles porter plainte contre lui. Perla : Je l’ai déjà fait, tu changes aussi d’avocat, je vais te trouver le meilleur et le plus compétent. Elle pose sa tête contre mon épaule, je mets ma main dans ses cheveux en la rapprochant de l’autre main de mon torse. Perla : Je suis désolée, réellement je suis désolée. Moi : Arrête de t’excuser, c’est toi qui est le plus traumatisé là. Elle relève sa tête pour me regarder les yeux. Moi : Ça me fait mal que t’as été avec lui alors que t’aurais pu être avec moi, mais je t’en veux pas. Sa tête se hoche, elle me fait un petit sourire mignon en m’approchant sa tête de la mienne. Ses lèvres se posent sur les miennes quelques secondes en même temps que ses mains se mettent sur mes joues. Lorsqu’elle se détache, elle embrasse tout mon visage comme à chaque fois. Moi : Sois pas triste, s’il te plaît. Perla : C’est peut-être ma punition, je n’aurais pas dû faire ça et du coup voilà les retombées. Moi : Dis pas ça, je pense pas que ce soit ça mais maintenant il faut que tu fasses attention, s’il est venu à la maison peut-être qu’il va essayer de revenir. Perla : Je serai vigilante, si il y a un problème, je déclenche l’alarme comme ça les policiers peuvent venir directement. J’ai mis cette alarme exprès pour la protéger au cas où où il se passerait quelque chose quand je ne serai pas là, j’ai bien fait de la mettre, elle a une télécommande pour appuyer sur le bouton d’alarme. Elle est quand même un peu protégé, j’espère juste que si il lui arrive quelque chose, elle serait trouvé la télécommande rapidement pour appuyer dessus et se défendre avant que les policiers arrivent. Perla : J’ai besoin de toi, j’en ai marre. Maintenant qu’il vaut mieux trouver un autre avocat, ça va prendre plus de temps, après c’est pour la bonne cause, je peux pas travailler avec un homme qui est potentiellement un violeur et qui a voulu v****r ma femme, ce serait pas logique. Moi : Un peu de patience, c’est toi-même qui me dit ça tout le temps. Perla : C’est vrai mais j’en peux plus, j’ai vraiment besoin de toi. Elle me regarde dans les yeux et je comprends vite de ce qu’elle veut, elle en a envie, elle a envie que nos corps se lient. Perla : Ça fait plus d’un an. Moi : Quand je pourrais te prendre pour la première fois après ma sortie, ce serait incroyable t’inquiète pas mais il faut juste que t’attende un peu. Perla : Je n’ai pas le choix de toute façon. Moi : Ouais voilà. Je pose mes lèvres sur les siennes quelques secondes avant de poser mes lèvres sur son front. Moi : Je t’aime Perla. Je peux pas le montrer à quel point je l’aime étant ici, je peux très bien lui envoyer des lettres mais c’est pas ce dont j’ai envie, j’ai pas envie de lui montrer avec tes mots, j’ai réellement envie de lui prouver que je l’aime plus que tout au monde. La derrière les barreaux est un peu compliqué, mais comme je lui ai dit, il faut que j’attende un peu, il faut qu’on attendent tous les deux, ma sortie serait le plus beau jour, c’est sûr et certain. Perla : Je t’aime aussi, je vais plus refaire ça, maintenant je vais me consacrer de toi et de ta sortie avec l’avocat que je vais trouver. Moi : Tu dois faire attention à toi, vraiment. Perla : Oui, je vais faire attention à moi, le principal de toute façon, c’est que tu sortes d’ici coûte que coûte. Altaïr.
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD