Après presque une semaine enfermée au Bureau des enquêtes, Sophia émergea enfin, le corps lourd et ankylosé comme une masse de plomb. La fatigue et le stress avaient gravé sur son visage des traits plus âgés, et ses cheveux, ternis et parsemés de gris, semblaient trahir chaque jour d’épuisement. Elle passa sans un regard vers la cohue de journalistes, refusant de rentrer immédiatement. Javier risquait de perdre connaissance en la voyant ainsi. Accompagnée de Betty, elle se rendit dans un salon de beauté, havre temporaire où elle put se refaire une apparence convenable. Sous les mains expertes des esthéticiennes, ses cheveux grisonnants furent dissimulés, son teint ravivé, ses traits adoucis par un maquillage subtil. « On ira voir Liana en premier. » Sophia laissa échapper un souffle tout

