– Eh bien ! dit alors Poisson en se bourrant le nez de tabac, figure-toi, mon digne ami, que j’ai reçu une visite... mais une visite terrible... une visite dont tu ne peux te faire aucune idée. – Bah ! serait-ce celle de Belzébuth, avec ses cornes ?... – Non. C’est bien pis !... – Halte, Poisson !... Je devine ! Tu as reçu la visite de M. de Voltaire. Crébillon était affreusement jaloux de Voltaire. – Non !... C’est bien pis encore !... reprit Noé Poisson. J’ai reçu un homme qui se prétendait envoyé par M. le lieutenant de police !... – Eh bien ? Ta conscience te reprocherait-elle quelque crime ? Pour moi, la vue d’un agent de police m’est indifférente. – Oui ! mais sache qu’en cet homme qui, en effet, se prétendait un modeste employé, qui disait parler au nom de son maître... eh bi

