La lumière de l’après-midi filtrait à travers les grandes fenêtres de la maison de meute, dessinant sur le sol des motifs mouvants, comme si la forêt elle-même projetait ses ombres sur le parquet ciré. L’air sentait encore la résine et la poussière du terrain d’entraînement, mélangé à la trace persistante des guerriers qui avaient foulé la grande salle plus tôt. Mais pour Ariana, tout semblait légèrement différent. Chaque bruit paraissait plus net, chaque odeur plus profonde, chaque mouvement plus significatif. Nyx murmura dans son esprit, curieuse et excitée : — Tu le sens, n’est-ce pas ? Quelque chose vient de s’éveiller. Ariana hocha la tête, laissant ses yeux verts parcourir la bibliothèque de la meute, là où les archives anciennes étaient conservées. Des rangées de livres reliés en

