– Me voici, grand-mère, me voici ! s’écria alors Heidi, et s’élançant vers la grand-mère, elle s’agenouilla devant elle, lui prit les bras, les mains, se serra contre elle, incapable de parler dans l’excès de sa joie. Au premier moment, la grand-mère fut tellement saisie qu’elle ne put pas non plus prononcer une parole ; puis passant une main caressante sur les cheveux crépus de Heidi, elle répéta à plusieurs reprises : – Oui, oui, ce sont ses cheveux, c’est bien sa voix ! Oh ! mon Dieu, tu as permis que je vécusse jusqu’à ce jour ! Et de ses yeux éteints deux grosses larmes de joie tombèrent sur la main de l’enfant. – Est-ce bien toi, Heidi ? est-ce bien sûr que c’est toi ? – Oui, oui, bien sûr, grand-mère ! s’écria-t-elle alors ; ne pleure plus, maintenant je suis revenue, j

