Chapitre 416 : Le pouvoir divin

2018 Words
Les ruines des bâtiments étaient les derniers remparts entre la vie et la mort. Contre une marrée de bête ce n'était qu'une question de temps avant que les dernières fondations ne s'écroulent. Le groupe de cultivateur n'avait pas cherché à fuir. Penser pouvoir s'échapper à une ruée de bête était aussi de bête que de croire qu'ils étaient les plus forts du plan d'Edge. Ils pouvaient mieux se défendre et c'était tout. Les pierres tombaient face au grondement. Les chocs constants donnaient réellement un sentiment de peur intense. Parfois un mur cédait et des cris de panique retentissaient avant que le silence ne les happe par la suite. Il n'était pas difficile d'imaginer le sort de ces personnes. Même une bête se fichait de celle d'à côté, un humain n'était pas quelque chose qu'elles considéraient. L'évolution du monde avait rendu toutes les bêtes faibles incapables de penser. Tout ce qu'elles pouvaient faire était de fuir dans la peur générale. Dans une des ruines, se trouvait un couple et leur enfant. Ils étaient collés au mur de pierre qui craquaient sous les coups des bêtes qui s'empalaient dedans sans même s'en rendre compte. L'impact soulevait la poussière du mur faisant ressortir une par une les pierres du mur. « Chéri, le mur ne va pas tenir. » La femme tenait son enfant les larmes coulant sur ses joues. Elle tremblait immobile. Ils n'avaient pas eu de problème jusque-là mais on aurait dit que dame nature ne voulait pas les laisser partir aussi bien. « Chuuut ne dit pas ça, dit son mari pour la rassurer. Nous ne sommes qu'à 4 jours du plateau. Ferme les yeux et quand tu les ouvriras tout ira bien. » Elle hocha la tête et ferma les yeux tenant fermement son enfant. Son esprit se calma et c'était comme si les bruits autour d'elle s'estompait. L'homme prit une fourche et se mettait dans l'angle du mur prêt à couvrir l'entrée du morceau de ruine où ils étaient. Cela n'a pas loupé. Une bête semblable à un loup s'est cognée contre le mur et est tombée vers l'intérieur là où était la famille. La bête se leva voyant que son seul chemin était l'intérieur, elle s'engouffra tombant immédiatement sur les 3 humains. Dans un tel moment, ses instincts étaient aux plus forts. Pour elle, ses humains l'empêchait d'aller plus loin et de fuir. Elle bondit donc pour tuer l'homme à la fourche. Par chance, elle n'était pas une bête de QI mais seulement une bête sauvage sans aucune force. Bien qu'elle n'ait pas développé de QI son corps restait plus fort que les humains mortels. L'homme tremblait aussi. Il avait peur. Cette peur traversait tout son corps. « Je ne peux pas reculer. » Avec sa femme et sa fille derrière lui, il était impensable qu'il se mette à fuir à ce moment. « AAAHHH !! » Levant la fourche, il lança un coup. La fourche est tombée dans la gueule du loup qui était un de ses points faibles. En frappant sa peau, il aurait sûrement pu à peine la faire saigner. La patte du loup passa près de lui. Son arme était un peu plus grande que la patte. Cependant, la force du loup était plus grande et elle emmena l'homme à tomber en arrière. La fourche s'est un peu plus enfoncée dans la gueule mais la bête était proche de l'homme. Ses griffes ont pu le toucher. « Ahh !! » Le sang gicla de la poitrine de l'homme. Il venait de se faire ouvrir le ventre. Le sang coulait aussi de sa bouche. La différence de force était trop grande. S'il avait eu un arc et une bonne expérience viser l'œil aurait été possible. Dans cet espace exigu la seule solution était d'avancer et d'infliger le plus de dégâts. Le loup fut aussi blessé à la gorge par la fourche. L'homme saignait abondement mais ne lâchait pas son arme. Avec ses deux mains, ses muscles se sont contractés pour enfoncer plus les pics. Il réussit à percer la gorge de la bête qui couina. Elle tomba au sol morte. Derrière, la femme avait les yeux fermés tentant de bercer son bébé qui ne faisait que de pleurer à cause des cris des animaux tout autour. Même si elle voulait ne rien entendre les bruits lui parvenaient encore. Elle pouvait tout à fait entendre les cris de son mari et de la bête. Après une minute, ce fut le silence. « Dois-je ouvrir les yeux. » Autour d'elle le mur tremblait toujours et la ruée de bête continuait au loin, on pouvait entendre des cris et des bruits d'explosion sûrement due au QI lancé par les quelques cultivateurs. Sans recevoir de réponse, elle décida finalement d'ouvrir les yeux. « NON !! » Ce qu'elle vu lui glaça le sang. Le loup était couché sur le sol et non loin son mari une flaque de sang sous lui. Sa position montrait qu'il avait tenté de ramper jusqu'à elle au sol laissant une trace de sang derrière lui. Malheureusement, il ne respirait plus. L'explosion d'émotion dans son corps l'empêcha de penser correctement. Elle avait l'impression qu'on l'avait mise sous l'eau. Cette eau l'étouffait petit à petit. Ses yeux pleuraient du sang qui tombaient sur la peau de sa fille. Quand une goutte tombait elle brûlait la peau de l'enfant la faisant pleurer encore plus fort. La femme ne semblait toujours pas s'en rendre compte alors qu'elle arrivait devant le corps de son mari. Pour certaines personnes la perte de sa moitié était bien plus douloureuse que celle de son enfant. Un enfant était le résultat de cet amour. Un jour, il allait prendre son envol par lui-même. A vos côtés, ne resterait que votre moitié. La douleur en elle était horrible. Au bout de quelques secondes, les cris de sa fille l'a ramené à la réalité. Elle était presque en train de l'étouffer. La mère s'écroula au sol. « Tout va bien ma fille, tout va bien. » Elle essuya ses larmes de sang sur son visage qui avaient marqué sa peau. Peu importe comment elle faisait, ces marques ne partaient pas. La femme était impuissante mais aussi en colère. L'Apocalypse était là oui, les personnes dans la même souffrance qu'elle, devaient se compter en milliards et pourtant elle était en colère. « Si nous ne pouvons pas échapper au destin à quoi cela sert-il de vivre ? » La rage dans sa voix devenait presque aussi violente que les bruits à l'extérieur. Le mur tremblait de plus en plus. Il était sur le point de tomber. A partir de ce moment, la mère et le bébé n'auraient plus de quoi se mettre en sécurité. BOOOMM !! Il finit par céder et exploser, il y avait au moins une dizaine de bêtes qui étaient tombées sur le sol perdant l'équilibre dans le choc. Les bêtes derrières se fichaient de ça et leur marchaient dessus tombant droit sur les deux mortelles. « Vous avez pris mon mari et maintenant vous venez pour nous ! JAMAIS VOUS NE TOUCHEREZ MON ENFANT !!! » A l'intérieur de son corps un verrou se brisa. Sa jambe devint un fouet de feu qui explosa comme un lance-flamme sur les bêtes. Les flammes étaient aussi chaudes qu'un cultivateur de rang Chasseur. Elle ne comprenait pas ce qui arrivait mais elle s'en fichait. Il n'y avait plus que rage et colère en elle. Une bulle de feu entourait l'enfant dans ses bras qui la protégeait. Parmi les bêtes, il y en avait des faibles et des plus fortes. Une bête de rang Cultivateur courra près des flammes et fut soudainement attrapé. Dans les flammes une main de feu lui perça le crâne et l'envoya au loin. « MOURREZ TOUS ! » Avec une voix grave, la mère brûlait tout ce qu'elle voyait. L'odeur dans l'air était typique de celle du sang brûlé. Les 4 cultivateurs plus loin qui étaient encore en vie ont vomi devant cette puanteur. La peur s'est emparé d'eux. « Comment a-t-elle une telle puissance ? » « Pourvoir divin ! Dit une cultivatrice. » La mortelle était bien dans la phase du pouvoir divin. Cette étrange capacité était un mystère de l'Univers. Sans raison et souvent dans des moments de vie et de mort, un mortel pouvait briser la logique de la culture et acquérir le pouvoir d'un cultivateur. En échange, elle consumait sa force vitale. C'était comme si d'un coup elle avait acquit le pouvoir de tout ce dont était capable, son talent. Le talent était acquis à la naissance. Il existait des personnes plus ou moins talentueuse. Dans cette phase de pouvoir divin votre force correspondrait à votre talent. Cela voulait dire que cette femme aurait pu au maximum devenir une cultivatrice du rang Chasseur dans sa vie, bien sûr sans recevoir des ressources. De ce point de vu, il était facile de dire que le talent humain était petit. Sans les ressources et par sa seule détermination la femme ne pouvait pas rejoindre les hauts rangs. Difficile de dire si c'était exact mais c'était la meilleure interprétation jusqu'à présent. Elle bougeait dans tous les sens dans les flammes pleurant encore des larmes de feu. Ses larmes tombaient encore sur la joue de sa fille dans ses bras. Les larmes de feu laissaient des marques comme des cicatrices. Doucement ses marques formaient étrangement une flamme sur sa joue. Le fracas des corps résonnait comme la déchirure des os en permanence. Les 4 cultivateurs encore vivants se sont servis de la zone de mort crée par la femme pour éviter les bêtes. Au début, elles courraient sans suivre une trajectoire mais maintenant elles évitaient quand même ce feu. Même dans la panique de l'Apocalypse la peur de la mort imminente les faisaient se reprendre et elles esquivaient les flammes. Courir pour sa peau oui, courir vers la mort nan. La dame était enragée encore plus voyant ces bêtes s'esquiver. Elle criait toutes les malédictions du monde en envoyant son feu plein d'un sentiment de colère. On aurait dit que le feu lui-même était en colère. Le Feu était un élément tout aussi complexe qu'un autre. Il pouvait être le feu naturel ou le feu corporel. Ce dernier était un sous élément au feu. C'était utiliser les flammes venant de ses émotions. C'était un exploit majestueux et incroyablement rarissime que cela se produise à ce moment. Chacune de ces flammes n'était que rage et colère. La ruée était presque finie dans le chaos. Cette horreur durait depuis déjà 5 minutes. C'était 5 minutes en enfer ! Plus elle envoyait des flammes et plus elle vieillissait. Sa peau était déjà fripée et ridée. Seuls ses cheveux avaient gardé une couleur rouge à cause du pouvoir divin sinon l'on verrait une coloration grise ou blanche. La femme s'écroula au sol une fois le désastre finit. Elle se sentait faible mais jamais elle n'avait été aussi lucide. C'était comme si elle pouvait voir des choses que les autres ne pouvaient pas. Le pouvoir divin était un mystère. A cet instant, elle pouvait voir ces secrets. Elle pleurait toujours avec sa fille dans ses bras. Son enfant était complètement intact. Il pleurait encore. « Chuuut... ne pleure pas maman est là. » Elle marcha jusqu'à la ruine où son mari était mort en berçant sa fille. Son corps devenait noir comme de la cendre. On aurait dit qu'elle se décomposait lentement. Malgré ça, elle marchait avec un sourire pour son enfant. Son sourire contenait tout l'amour qu'une mère pouvait porter pour un enfant, sa fille. C'était un amour infini ! Les 4 cultivateurs ont assisté à toute la scène sans dire un mot. La tristesse qui se dégageait de cette toile était horrible et ils pleuraient aussi. La dame se posa près de son mari. Il y avait une femme tenant son enfant criant à côté de son mari. L'image aurait pu être belle dans d'autre circonstance mais elle n'était que tragique. Les cultivateurs se sont demandés ce qu'ils devaient faire quand une aura surgit du ciel pour descendre vers eux.
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