A la fin du récit, Alérium ne le montrait mais il était en colère. Bien sûr, il venait à peine de rencontrer Petit Pierrot donc ses problèmes le rendait triste mais pas colérique.
Sa colère venait du fait que justement des enfants au destin tragique comme lui se fassent pourrir juste parce qu'ils sont faibles. Ces enfants de riche devaient presque à coup sûr gâcher des ressources de culture et du temps à faire n'importe quoi.
Pendant qu'ils harcelaient Petit Pierrot, d'autres faibles ou forts tentaient de progresser pour avoir un meilleur avenir.
Des milliards de personnes n'avaient pas accès aux ressources mais ceux qui en avaient préféraient ne pas les utiliser correctement. C'était rageant ! Alérium connaissait très bien cela. Si ce n'est pas pour le fait qu'il ait réussi à se faire un nom dans son ancienne vie, il aurait mis au moins 200 ans de plus à atteindre son niveau. C'était énorme !
200 ans était un chiffre pour lui mais dans des mondes où la durée de vie peut aller bien plus loin combien de temps des cultivateurs devraient attendre pour progresser plus vite.
Les ressources étaient le plus pour accélérer votre vitesse de culture et améliorer sa force à des niveaux stratosphériques.
Alérium n'était pas une personne qui allait devenir ami d'un coup avec quelqu'un juste parce que son histoire est triste car à ce moment les coups de couteaux tomberont dans votre dos mais ce n'était pas le cas de Petit Pierrot.
Il existait déjà des enfants à la mentalité terrible dès le plus jeune âge mais pas lui.
« Écoute-moi Petit Pierrot ! »
L'enfant releva la tête.
« Si quelqu'un t'embête tu as le droit de riposter. Bien sûr, s'il est plus fort que toi ne le fait pas tout de suite mais devient plus fort et si à ce moment tu as toujours envie de te venger fait le ! »
« Mais c'est mal... . Un cultivateur doit être une bonne personne ! »
La vision de la culture de Petit Pierrot était encore cette belle vision de puissants experts tous gentils et parfaits. Alérium soupira.
Si seulement c'était vrai.
« Petit Pierrot ! Ce que tu dis est vrai mais dans ce cas tu es d'accord de dire que ceux qui t'ont embêté sont de bonnes personnes ? »
« Nan ! »
Il était encore ignorant de la dure vérité pas un idiot !
« Tu as envie de leur faire ce qu'ils t'ont fait, n'est-ce pas ? »
« Bien sûr ! Avant mes parents étaient là donc ils ne m'embêtaient pas mais maintenant... . Je n'ai pas envie de ça. Ils m'ont pris mon argent je veux le récupérer ! »
« Œil pour œil, dent pour dent. »
« Ouai il faut faire pareil, cria l'enfant. »
Il suffisait d'un simple argument pour que le courage d'un enfant ne s'envole. Au bout d'un moment, il revint à la réalité.
« Mais grand-frère, ils sont plus forts que moi. Comment je fais ? »
« Héhé je suis là moi. Tu n'aimes pas ces petits et moi non plus ! »
S'il était dans son ancienne vie, il n'aurait pas dit ces mots. Avant il était concentré seulement sur sa culture et le bonheur de sa femme. Maintenant, il se trouvait dans l'un des innombrables mondes de l'Univers. Il n'avait aucune envie de se cacher dans un coin pour devenir plus fort.
S'il avait été capable de devenir l'un des plus fort de son monde, pensait-il pouvoir faire la même chose sur un autre monde qui faisait seulement partie de l'un des innombrables Royaumes parmi plusieurs Confédérations.
Le nombre de génies devait être dément. Alérium voulait faire du bruit à sa manière. Il avait 10 ans pour se faire remarquer. S'occuper de quelques jeunes ignorants n'allait être que son premier geste dans l'Univers.
Il voulait aussi tester les limites de la ville. A quel point pouvait-il les tuer sans se faire prendre. La ville était des îles trop nombreuses pour que chaque personne fasse attention aux autres. Dans les ruelles, des crimes se commettaient encore.
Il fallait aussi dire qu'Alérium avait bien envie de se battre ! Depuis son augmentation de force, il n'était jamais battu sérieusement. Ces jeunes ne pouvaient que lui faire dégourdir ses membres mais c'était déjà bien.
« Merci grand frère ! J'espère que tu vas bien leur donner une leçon ! »
« Compte sur moi ! »
Petit Pierrot devait simplement penser qu'il irait les gronder... . Dans ce monde le seul moyen d'éliminer un problème était de le nettoyer à la racine.
« Très bien allons nous balader encore aujourd'hui ! Je te donnerai plein de pierre d'esprit en retour. »
« Grand frère tu es génial ! »
Alérium et Petit Pierrot sont partis se balader dans la ville. D'un côté, il ne perdait rien. Les explications de l'enfant lui permettaient de mieux saisir les choses du monde et en même temps aussi les choses qu'il ne pouvait pas comprendre.
« Allons passer dans ses quartiers. »
Alérium voulait aussi visiter les quartiers un peu chics. Petit Pierrot n'était pas très emballé car il pourrait retomber sur le groupe du jeune en robe rouge. Cependant, il le fit quand même. Avoir Alérium avec lui était comme avoir une plaque de protection sur soi.
Vers midi, alors qu'ils marchaient, Alérium tourna la tête au loin.
« Dans ses endroits là, il y a tellement de jeune chic humph... . Que c'est dégoûtant. »
Il y avait des tonnes de cultivateur dans les rues. Des bons comme des mauvais. Alérium respectait les bons mais impossible de se faire vraiment une idée d'une personne en un instant.
Même dans les missions de groupe. L'on pouvait se retrouver au milieu de personne au cœur noir vous sacrifiant sans hésitation. Moins de personne, c'était finalement une plus grande récompense quand c'était une récompense collective et non individuelle.
« Ah ! »
D'un coup le Petit Pierrot se blottit contre Alérium. Ce dernier suivit directement son regard pour tomber sur une b***e jeune avec un avec une robe rouge au milieu.
C'étaient eux, donc ?
Il se rangea sur le côté pour ne pas qu'ils ne les voient. Alérium fait comme s'il n'avait pas remarqué le changement dans l'attitude du petit. Ils ont continué leur chemin durant la journée se baladant aveuglément dans la ville.
Alérium découvrit des nouvelles saveurs et des habitudes étranges. Il discuta même avec d'autres espèces ce qui était très enrichissant. Le soir, il retourna à son hôtel et donna toujours en cachette des pierres d'esprit. En voyant les 10 pierres d'esprit Petit Pierrot fit comme si de rien n'était et partit.
« Ce petit sait qu'il ne faut pas crier comme un fou. C'est un bon début. Maintenant, il temps d'aller chasser. »
Il monta dans sa chambre passant devant la patronne et les clients. Cette nuit, il était bien décidé à tuer. Durant toute la journée, on pouvait penser qu'il avait voyagé de manière aléatoire mais il suivait sans arrêt le groupe du jeune à la robe rouge.
« S'ils nous avaient repéré, ils auraient sûrement embêté encore le petit et cela m'aurait permis de les tuer facilement dans un endroit désert mais c'était trop simple. »
En vérité, il ne voulait surtout pas que Petit Pierrot subisse plus qu'il ne puisse supporter pour le moment. Son état d'esprit et sa volonté étaient encore fragiles.
S'il ne pouvait pas les tuer dans un des meilleurs endroits cela ne voulait pas dire qu'il devait aller chez eux.
« Ces jeunes passent du temps dehors presque toute la journée et s'entraînent le soir. Tellement de temps perdu. De plus, je suis sûr que si j'attends un peu je trouverai un soir où ils sortiront. »
Comme lui qui parfois sortait aller manger un bon morceau dans un restaurant et bien ces jeunes étaient les mêmes sauf qu'ils sortaient bien plus souvent. Il se prépara dans sa chambre et sortit par la fenêtre de manière silencieuse.
Au rez-de-chaussée, la patronne essuyait toujours ses verres. D'un coup, elle s'arrêta et leva la tête. Ses mains ont fait des gestes rapides et une ombre parmi les clients disparus.
Alérium marcha doucement dans les rues remontant doucement le chemin de la journée. Il s'arrêta finalement près d'une maison. C'était là où habitait le jeune à la robe rouge.
Il n'était pas encore assez fou pour s'introduire ici car si les gardes passaient à un moment où s'il y avait une personne qu'il ne pouvait pas gérer et bien c'était foutu. Il devait être patient !
Pour lui, ce n'était pas dérangeant. Il avait donné assez à Petit Pierrot pour qu'il puisse se racheter une carte d'habitation et ce petit débrouillard allait sûrement pouvoir trouver un nouveau client.
Pendant ce temps, Alérium allait attendre. Dans sa robe noire, il était juste un cultivateur de plus.
La première nuit passa et la seconde arriva... .
Après avoir tué ce jeune, j'irais aussi chercher des moyens pour améliorer mon QI. Une Méthode Culture est ce qui me manque le plus !
Au bout de la quatrième nuit, le fruit était enfin mûr ! Le jeune est sorti de chez lui mais il y avait un hic. Un homme d'âge moyen l'accompagnait.
« Un garde du corps ? Où pourrait-il aller s'il est accompagné. Ce doit être une chose importante pour lui. »
Augmenter la difficulté ne lui faisait pas peur. Cet homme d'âge moyen était au vu de son aura premier ou second palier d'Érudit. Alérium pouvait toujours le gérer. Cependant, ce qui lui faisait le plus peur était que justement un garçon comme lui au rang de Cultivateur avait un Érudit pour le garder.
Si un garde avait ce niveau de force alors cette famille ne serait pas forcément faible.
« Je dois être le plus propre possible au moment où je le tue. Pas de preuve pas de problème. »
Bien sûr, certaines personnes agiront toujours même sans preuve si c'était une rancune profonde avec quelqu'un. Lui, un simple cultivateur qui venait d'arriver était inconnu pour tout le monde, les chances qu'on le retrouve seraient faibles et ça seulement si on arriverait à remonter jusqu'à lui.
Il les suivit en silence.
« Restaurant ? »
Les deux sont entrés dans un restaurant de luxe.
« Vraiment pas une simple famille. »
Alérium savait que le prix d'un repas moyen ici serait d'une centaine de pierres d'esprit. Moins de la moitié des cultivateurs pouvaient se le permettre et seulement occasionnellement.
Alérium entra aussi. Il avait déjà décidé de faire l'assassinat parfait. Dépenser un peu d'argent dans le plan était la plupart du temps nécessaire. De plus, dépenser un peu pour gagner plus était rentable. Alérium se demandait combien un tel enfant inutile comme lui pouvait gâcher en ressource donc il devait aussi avoir de l'argent.
Malheureusement pour lui, le restaurant était construit en case pour les meilleures tables. Donc il ne pouvait rien voir et entendre. C'était normal de vouloir protéger l'intimité des clients.
« Dois-je user de mon sens spirituel pour espionner la conversation ? »
Il s'était installé à une table libre à juste un peu moins de 20 mètres.
« Nan, il ne vaut mieux pas. Il y a au moins un expert de mon niveau et il y avait déjà des personnes à l'intérieur en arrivant, ce serait du suicide. Attendons, je dois être patient, une filature, c'est ainsi qu'elle doit être menée. »
Non loin de lui, une autre table était occupée. C'était un homme dans une tenue simple mais encore assez classe. Il se fondait totalement dans la masse.
« J'espère que la patronne ne s'est pas trompée. Enfin, elle a sûrement raison. Elle peut sentir l'envie de tuer même si elle est faible. Voyons si ce type va le faire ou pas. S'il a des compétences, je pourrais penser à le prendre. »