"Tu ne seras plus vierge après ce soir".
Cette promesse flottait encore une fois dans son esprit. Nicolas a grogné en se retournant dans son lit. Un sentiment inconfortable l'a réveillé et il a découvert qu'une fois de plus, il s'était réveillé avec son sexe en érection à cause des souvenirs persistants de ses rêves. De plus, ses sous-vêtements étaient humides, ce qui n'était pas la première fois.
Avec un grognement, il a trébuché jusqu'à la salle de bain pour se nettoyer sous la douche. Nicolas a appuyé son front contre le mur alors que l'eau fraîche chassait lentement sa fatigue, mais le rêve a persisté.
Sa déesse.
Près d'un an plus tard, elle consumait encore toutes ses pensées, éveillées et rêvées. Même maintenant, il ne pouvait pas expliquer pourquoi il était allé dans ce bar le jour de la Saint-Patrick. Quelques personnes de son magasin l'avaient invité. D'habitude, il se dérobait gracieusement à de telles invitations, mais pour une raison quelconque, il avait accepté.
Nicolas a pensé qu'il irait prendre quelques verres et rentrerait chez lui. Il ne s'attendait certainement pas à croiser la plus belle femme qu'il ait jamais vue. Elle était grande, élancée et pleine de vie. Ses yeux bruns brillaient et ses cheveux bouclés, séduisants, étaient relevés haut sur sa tête dans ce qu'il supposait que les femmes appelaient un chignon décoiffé. Elle portait un pull un peu trop grand et des leggings thermiques, sans doute, alors qu'elle dansait comme une sorte de reine des fées.
En se retournant, elle a semblé aussi surprise que lui par leur rencontre inattendue. Il pensait qu'elle s'excuserait rapidement et partirait, mais au lieu de cela, elle l'a pris par la main et elle l'a entraîné dans sa danse. Nicolas était trop choqué pour même protester.
Elle a tourné et elle a glissé son corps contre le sien. En souriant de manière coquine, elle s'est balancée de manière séduisante, en frottant ses hanches contre les siennes. Sa bouche s'est desséchée et des désirs longtemps ignorés se sont éveillés. Il a paniqué. Que devait-il faire ? Il ne savait rien de la danse.
Ses parents l'avaient scolarisé à la maison avec tous ses frères et sœurs, donc il avait grandi avec très peu d'interaction avec d'autres enfants. Cela ne semblait pas affecter négativement ses frères et sœurs. Ses sœurs assistaient à toutes sortes d'anniversaires et d'événements. Même ses frères construisaient leurs petits cercles d'amis. Nicolas, en revanche, était silencieux, hésitant et il manquait de confiance en lui. En tant que benjamin de sept enfants, il ne savait jamais vraiment où il se situait.
"Si tu ne veux pas danser, je peux toujours trouver quelqu'un d'autre".
Non !
Il voulait crier, mais au lieu de cela, il a serré sa main plus fort et il l'a tirée en arrière avant qu'elle ne puisse s'échapper dans la foule. Elle a souri malicieusement, en passant ses bras autour de ses épaules et elle s'est penchée contre lui.
"Je suppose que c'est un non pour d'autres partenaires ?".
Mon Dieu, elle est belle quand elle sourit.
"Ne t'inquiète pas, ça ne me dérange pas de mener".
Oui, mène-moi n'importe où.
Nicolas a tout perdu de vue sauf sa déesse. Il a complètement oublié les gars qui l'avaient invité et il était à peine conscient d'une blonde et d'une brune qui semblaient être des amies de sa reine des fées. Rien n'importait sauf la femme qui se penchait contre lui, se frottait contre lui et pressait ses lèvres contre les siennes, aussi désireuse de le goûter qu'il l'était de la goûter. Nicolas n'a pas remarqué les regards jaloux qu'il recevait alors qu'elle lui prodiguait toute son attention. Il ne voulait pas que la nuit se termine.
"Devons-nous aller quelque part de plus calme ?", a murmuré la femme contre ses lèvres.
Même avant qu'il ne puisse répondre, elle l'a conduit vers la porte, apparemment avec la bénédiction de ses amies. Est-ce que cela se passait vraiment ? Allaient-ils vraiment… ?
Il ne se souvenait pas de comment ils étaient arrivés à l'hôtel ni même à leur chambre. Tout ce qu'il savait, c'était sa peau douce et chaude ; ses lèvres pleines et affamées ; la sensation inconnue qui s'éveillait dans son entrejambe. Ses yeux semblaient s'assombrir alors qu'elle devenait soudainement sérieuse.
"Dis-moi, bébé, es-tu vierge ?".
Il a failli mourir face à sa question directe. Comment était-il censé répondre à cela ? Mais il s'est avéré qu'il n'en avait pas besoin. Elle savait déjà. Elle n'a jamais rompu le contact visuel alors qu'elle libérait son érection presque douloureuse. Nicolas a senti son visage chauffer de honte.
"As-tu besoin d'aide avec ça ?".
La prochaine chose qu'il savait, c'était qu'elle était en train de lui faire une f*******n. Il a retenu son souffle en s'appuyant contre le mur alors que sa bouche chaude et humide l'engloutissait entièrement. Il ne pouvait même pas commencer à décrire l'incroyable plaisir qui le traversait. Ses doigts ont trouvé leur chemin dans ses cheveux séduisants et ses hanches ont semblé se mouvoir d'elles-mêmes en elle.
Et elle l'a pris... chaque parcelle de lui... alors qu'il atteignait son climax avec une rapidité embarrassante. Nicolas était mortifié. C'était tout ? C'était vraiment fini ? Et maintenant ? Allait-elle partir ?
Mais sa déesse ne semblait pas du tout s'en soucier, elle l'a embrassé profondément avec un sourire coquin et elle l'a invité à la suivre jusqu'à la chambre. Nicolas a failli trébucher en la suivant du regard. Quand il a atteint enfin la porte, elle s'est déshabillée lentement. Avec un sourire malicieux, elle s'est tenue devant lui dans toute sa splendeur avant de s'asseoir et de l'inviter à se rapprocher.
Nicolas n'a pas pu se débarrasser de ses vêtements assez vite pour la rejoindre. Elle s'est penchée en arrière, pour s'ouvrir à lui tandis que son pied atterrissait sur sa poitrine pour le retenir. Il a hésité, avec un air confus.
"Tu ne penses pas que tout ça était gratuit, si ? J'attends de la réciprocité. On commence par la leçon un ?".
Encore une fois, il a paniqué. Il ne savait rien sur les femmes. Il n'avait jamais eu de rendez-vous, ni jamais embrassé une femme. Comment était-il censé plaire à sa déesse ?
Mais encore une fois... elle le savait. Tout comme quand ils dansaient, elle était plus qu'heureuse de mener, le guider, le diriger et lui dire ce qu'il devait faire. Même quand il éjaculait trop tôt, elle l'encourageait et l'attirait. Il ne savait pas d'où elle tirait son endurance et il peinait à suivre son rythme.
Quelque part en chemin, il s'est débarrassé de ses inhibitions. Il y avait plus de technique impliquée que ce à quoi il était préparé, mais il a compensé son inexpérience par son empressement et elle l'a encouragé, en riant de la façon dont sa barbe lui chatouillait.
"Désolé... j'aurais dû me raser", a murmuré Nicholas.
"Non, j'adore ça", a dit la femme en caressant sa joue. "J'aime les hommes avec un peu de poils. Maintenant, finissons pour que je puisse te chevaucher".
* * *
Nicolas a soupiré en regardant son membre bien engorgé. Mince, combien de fois allait-il devoir s'en préoccuper ? Il l'a saisi en imitant ses mouvements, mais ce n'était pas la même chose.
L'euphorie de cette nuit-là n'a été égalée que par sa dévastation le lendemain matin lorsqu'il s'est réveillé pour découvrir qu'il était seul. Le lit était en désordre et ses vêtements étaient encore éparpillés sur le sol. Pendant un bref moment de panique, il s'est demandé si tout cela avait été une arnaque pour le voler, mais son téléphone portable et son portefeuille étaient intacts. La seule chose qui manquait était sa déesse.
Il s'est habillé rapidement avant de descendre. Le concierge a été peu utile, mais un groom se souvenait au moins d'avoir vu son départ précipité. Il a affirmé qu'elle était au téléphone et bien qu'il n'ait pas entendu la conversation, il a mentionné qu'il semblait qu'elle cherchait un moyen de transport et il avait peut-être entendu le mot avion.
Heureusement, l'hôtel avait des caméras et il a pu obtenir une image de sa beauté partant. Elle semblait inquiète. Peut-être que quelque chose s'était passé, comme une urgence familiale ? Armé d'une photographie, il s'est dirigé vers l'aéroport le plus proche. New York en avait plusieurs et il ne savait pas lequel elle utiliserait, mais il les vérifierait tous si nécessaire.
Cela lui a pris presque toute la journée et beaucoup de supplications. Avec honte, il l'a accusée d'avoir volé sa carte de crédit pour obtenir la coopération de l'aéroport afin de vérifier leurs enregistrements vidéo. Mais finalement, il l'a trouvée. Elle est arrivée avec une brune qui aurait pu être la même que celle du bar. Elles étaient rejointes par une blonde portant deux grands paquets. Nicolas a poussé un soupir de soulagement en sachant qu'elle ne l'avait pas laissé pour se précipiter vers un autre homme.
Après avoir étreint les deux autres dans un geste clair d'au revoir, sa femme mystérieuse a traîné son sac de voyage et les paquets, pour disparaitre dans la foule. Elle est apparue une ou deux fois de plus sur le flux de la caméra avant qu'ils ne perdent sa trace. Elle ne s'est jamais présentée au contrôle des bagages, donc elle devait avoir préacheté des sièges supplémentaires pour permettre ses bagages anormaux. Il n'y avait aucun moyen de connaître son vol ou s'il était aller-retour. Sa déesse a disparu aussi mystérieusement qu'elle était apparue. Mais il ne pouvait pas la sortir de son esprit.
Un an plus tard, il la cherchait encore. Les paquets qu'elle portait ressemblaient à des peintures, alors il a assisté à chaque vernissage, enchères et expositions de musée qu'il pouvait… en espérant.
Une fois, il a pensé reconnaître son amie blonde. Il s'apprêtait presque à l'approcher avant que quelqu'un ne l'informe que la femme était en réalité Sarah Stanton. Aussi préoccupé que Lucas était par les apparences, il ne permettrait jamais à sa femme d'aller dans un bar minable le jour de la Saint-Patrick.
Avec ses pensées encore embrouillées, Nicolas est sorti de la douche et il s'est enveloppé dans une serviette avant de se diriger vers le lavabo. Après avoir pris le rasoir, il a taillé soigneusement sa barbe. Comme elle aimait les hommes un peu négligés, il avait renoncé au look rasé de près. Il espérait qu'elle aimerait sa barbe, bien qu'il ne veuille pas qu'elle soit trop longue non plus.
Satisfait, il s'est brossé les dents et il a passé un peigne dans ses cheveux avant d'évaluer son reflet. Ses yeux marron brillaient et ses cheveux brun miel étaient courts et coiffés en arrière. Comme ses frères, il était grand et en forme. Aucun d'eux ne manquait d'admiratrices, mais il n'y avait qu'une seule femme qu'il voulait. Sa peau a picoté au souvenir de la façon dont elle caressait ses bras et sa poitrine en suivant la définition du muscle.
Nicolas a secoué la tête pour essayer de clarifier son esprit. S'il n'y prenait pas garde, il resterait coincé dans la douche toute la journée et il devait aller à un endroit. De retour dans sa chambre, il a mis un pull et un pantalon. Son père les a convoqués à la maison, donc ce ne serait pas une bonne idée de s'habiller trop décontracté.
Après avoir sorti un petit sac, il a emballé suffisamment de vêtements pour le week-end. Sans aucun doute, le placard de sa chambre dans le domaine familial était toujours plein de costumes et de vêtements formels pour durer toute une vie, mais il ne se sentirait pas à l'aise de porter cela à la maison.
Alors qu'il faisait ses bagages, un tabby gris s'est avancé et a sauté sur le lit avec meow ? Il a éclaté doucement de rire et il a gratté le chat sous le menton, là où il aimait être caressé. Nicolas a senti sa tension s'apaiser.
Il avait déménagé du domaine familial parce qu'il était trop stressant d'être entouré de ses frères et sœurs. Son père avait une règle stricte contre les animaux de compagnie, quelque chose qu'il avait toujours voulu. Dès qu'il a payé son appartement, il s'est rendu au refuge le plus proche pour adopter son petit colocataire. Il a nommé le félin Sancho d'après le personnage de Don Quichotte. S'il allait lutter contre des moulins à vent, il avait besoin d'un partenaire fidèle.