Il faisait allusion aux ; trains militaires rangés sur les voies de garage. Les soldats faisaient leur popote sur des feux allumés près des rails, et regardaient curieusement notre train qui filait sans ralentir son allure foudroyante. Quand nous entrâmes dans Chicago, tout était tranquille. Il était évident que rien d’anormal ne s’y passait encore. Dans les faubourgs on nous distribua les journaux du matin. Ils n’annonçaient rien, et pourtant les gens habitués à lire entre les lignes y pouvaient trouver bien des choses qui échapperaient au lecteur ordinaire. La fine main du Talon de Fer apparaissait dans chaque colonne. On laissait entrevoir certains points faibles dans l’armure de l’Oligarchie, mais bien entendu, il n’y avait rien de défini : on voulait que le lecteur trouvât son chemin

