15. Quinze jours après, lorsque les Aftalion eurent réglé les dettes les plus criardes, ils se trouvèrent de nouveau dans le dénuement. L’automne prenait fin. Certains arbres avaient déjà perdu toutes leurs feuilles et donnaient à des coins de la ville, quand le vent soufflait, un aspect hivernal. Les nuits étaient froides. Dès que Louise ou son fils fermait la fenêtre de leur chambre, une odeur de renfermé flottait aussitôt dans la pièce tellement les murs étaient vieux. À mesure que le temps s’écoulait, ils se laissaient aller de plus en plus. Par paresse de chercher de l’eau, ils ne faisaient plus leur toilette. Auparavant, M me Aftalion enfermait les débris des repas en un paquet qu’elle allait jeter dans le premier égout. À présent elle les laissait traîner dans la pièce. Par une sor

