chapitre 4

1460 Words
Quelques minutes plus tard, Nazira entra dans la chambre et elle espérait qu’elle soit là avec de bonnes nouvelles. -tu vas mieux ? -je pensais aller mieux jusqu’à ce que j’apprenne que m’en aller d’ici sera une affaire compliquée. Nazira comprit de quoi elle parlait mais elle ne pouvait rien faire pour elle, c’était ainsi et pas autrement. -je suis là pour te ramener où tu dois être. -pardon ? -tu es censée être dans le harem alors sous les ordres du cheikh, je viens te ramener dans ta loge et c’est incontestable. Incontestable ? non ce n’était pas possible… alors c’était vrai et réel ? elle était sur le point devenir un objet pour le cheikh ? elle maudissait ce sable du désert qui l’avait empêché de marcher, elle maudissait ces hommes qu’il l’avaient capturés, elle maudissait l’instant où elle avait franchi ce palais. Sa vie était sur le point d’être bousillée. -tu mes suis ? lui dit Nazira alors qu’elle était perdue dans ses pensées. Elle n’avait pas autre choix puisqu’elle n’avait aucun moyen de s’enfuir. Elle devait tout simplement suivre les instructions tout en espérant que la chance soit de son côté. Descendant des centaines de marches, elle vit une grande porte que Nazira ouvrit, un grand salon spacieux se dressait sous ses yeux, cet endroit était comme un petit paradis mais ce n’était pas ça qui arrivait à la détourner de son idée de s’en aller. De chaque côté étaient assises des filles qui semblaient n’avoir aucun problème, ce qui l’étonnait bien. Lorsqu’elle traversa la pièce, elle vit les autres lui lancer des regards méprisants, certainement parce qu’elles la voyaient comme une concurrente mais au plus profond d’elle, elle voulait bien se moquer d’elles puisqu’elles n’avaient pas besoin de s’inquiéter, elle comptait bien s’en aller. -bonjour les filles, je vous présente Anna-Louisa, une des vôtres. Elle vit certaines ne prêter aucune attention, d’autres avaient toujours des regards mauvais. -fais gaffe à toi petite, je n’ai pas eu de concurrente jusqu’à présent et je dois bien l’avouer, tu as un potentiel physique bien impressionnant mais le cheikh est à moi et si jamais tu tentes de te le taper, je vais te pourrir la vie, tu es prévenue. Lorsqu’elle eut fini, elle lui tourna le dos et Anna leva les yeux au ciel. Ces filles commençaient sérieusement à l’énervée. -ne t’en fais pas, c’est la peste de tout ce palais, elle se dit que parce que le cheikh la préfère par rapport aux autres, elle a déjà les pouvoir d’une cheikha, lui dit Nazira. -elles n’ont pas besoin de s’en faire, je n’ai pas besoin de cet homme, tout ce que je veux c’est m’en aller d’ici le plus vite possible. -je te conseille d’oublier cette idée de vouloir t’en aller parce que même si ça devait arriver, le moment ne serait pas maintenant. Elle ne dit rien et Nazira continua son travail. Elles traversaient un couloir avec des noms gravées sur chaque porte. La sienne fut celle du fond puisqu’elle était la dernière à arriver sur douze filles. Nazira ouvrit la porte et elle entra, la chambre était à couper le souffle, jamais elle n’avait vu quelque chose d’aussi beau. Le lit était si grand qu’elle voyait son corps s’y perdre pendant son sommeil. -tu t’y plairas, lui assurait Nazira. -pour une courte durée Nazira. Je me sens déjà étouffée puisque je serai obligée de traverser toutes les autres chambres pour arriver dans la mienne. Nazira avait bien une envie folle de lui rire au nez mais se retint car elle savait parfaitement que son désir de vouloir s’échapper serait vain. -installe-toi confortablement, ma part de travail est finie et je dois retourner aux cuisines. Elle lui hocha la tête et Nazira sortit. Juste à deux mètre, elle entendit une porte claquer et lorsqu’elle se retourna, elle constata que c’était le chef d’œuvre d’Anna. Elle sortit du Harem et monta les escaliers. Lorsqu’elle fut dans le hall, elle vit les frères et tous les deux lui firent signe de venir comme s’ils l’attendaient. -j’étais dans ta chambre mais tu n’y étais pas, lui dit Nolan. -j’étais allée accompagner la jeune fille dans le harem. Nolan fronça le sourcils et regarda Yeraz . Ce dernier souffla et posa son verre qu’il tenait sur la table. Il n’aimait pas rester avec des gens qui aimaient jouer aux ignorants, cela l’énervait beaucoup. -ignorais-tu le sort de cette fille dès l’instant où elle a franchi les seuils de ces portes ? à ce que je sache non. Cesse de faire ça avec moi Nolan, je fais ce que je veux et tu étais sans ignorer ce qui l’attendait. -mais ce n’était pas une raison de l’amener dans cette prison aussi tôt Yeraz. Elle est arrivée ici étant inconsciente, crois-tu qu’elle a aussi vite récupéré ? ne me dis pas que tu lui as prescrit un sang de vampire pour une auto-guérison. -et ce n’est pas comme si elle était dans les cachots. Elle est dans un espace très bien entretenu alors, cesse de jacasser tu veux ? Nolan expira fortement et laissa son frère là pour s’en aller. Yeraz secoua frénétiquement la tête comme s’il voulait à tout prix chasser des idées malveillantes de sa tête. -ça ne va pas Yeraz ? lui demanda Inaya qui venait d’arriver. -non mère ça ne va pas. Je vais finir par avoir des problèmes avec Nolan s’il ne cesse pas de se mêler de mes affaires. Je suis assez grand pour faire ce qui me parait bon pour moi et je veux qu’il cesse de vouloir jouer le moralisateur à chaque fois. -il essaye tout juste de t’ouvrir les yeux sur ce que tu fais mon garçon. Pourquoi ne veux-tu pas comprendre qu’il n’est pas d’accord avec ce que tu fais, d’ailleurs personne n’est d’accord avec toi. Il se retourna vers sa mère et fronça les sourcils. Voilà la raison pour laquelle il aimait bien rester loin d’Oman car à chaque fois, on le reprochait sur tout ce qu’il faisait pourtant son petit frère était de la perfection incarnée. Il s’en alla sans dire mot et la maman comprit son erreur, elle venait encore de faire passer Nolan comme le meilleur, ce que Yeraz ne supportait pas. Lorsqu’il voulut rejoindre sa chambre, il rencontra Tania et cette dernière se jeta sur lui et l’embrassa avec fougue. Voilà qui savait très bien le calmer. Il fit coller son dos contre le mur et traça sa mâchoire de doux baisers. Il remontait sa petite robe qu’elle avait lorsque celle-ci lui rappela qu’ils étaient dans le couloir. Elle prit la main de Yeraz et prit la direction de sa chambre lorsque ce dernier la stoppa. -aucune fille dans ma chambre Tania. Nous allons dans ta loge. Elle grogna mais comme elle avait pour mission de faire succomber cet homme face à son charme, elle ne discuta pas et ils partirent vers le harem. Traversant les autres filles dans le salon, ils se rendirent dans la chambre de Tania et comme un loup affamé, Yeraz bondit sur elle et l’embrassa sauvagement, ce qu’elle aimait bien. Après deux heures à s’envoyer en l’air, tous les deux récupéraient leurs souffles lorsque Tania pensa qu’il serait préférable de se rassurer au sujet de la nouvelle. -l’as-tu déjà vu la nouvelle ? -non pourquoi ? elle est plus belle que toi et tu as peur qu’elle te volera ta place ? Elle ne dit rien et se contenta de garder le silence. A en juger, cette fille avait de très belles rondeurs et Yeraz pouvait bien succomber raison pour laquelle elle compte la tenir à l’écart. -quand comptes-tu la rencontrer ? -pourquoi ? -parce que c’est comme une tradition et tu l’as fait avec chacune de nous alors, je pense que tu devrais la rencontrer dans sa chambre non ? -tu n’as pas totalement tort mais j’aimerais savoir la raison pour laquelle cela t’intéresse tant ? as-tu peur qu’elle soit ta rivale ? -non pas à ce point, c’est juste que nous sommes comme des sœurs ici et nous ne nous cachons rien du tout. Le cheikh s’esclaffa, cette fille était bien plus comique que ce qu’il imaginait, c’était bien sa toute première fois d’entendre une fille du harem dire que les autres étaient ses sœurs alors qu’elles s’entretuaient pour avoir le titre de favorite. -des sœurs qui partagent le même homme n’est-ce pas ? je ne suis pas dupe Tania. Faites tout ce que vous voulez dans cet espace mais jamais, je dis bien jamais je n’aimerais entendre une histoire selon laquelle l’une aurait assassiné ou seulement tenté d’assassiner l’autre. Je lui trancherai la tête sur la place publique. Après ces mots, il se rhabilla et sortit de sa loge.
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