XXXIII Le lendemain matin, Eusébio se réveilla avec un léger mal de tête. Les libations de la nuit, contrairement à ses attentes, ne lui avaient pas permis d’en savoir davantage sur les intentions de Manolo. Il prit une longue douche, se fit monter un solide petit-déjeuner dans sa chambre avant de sortir en direction du centre-ville. Il entra dans la première agence de location de voitures qu’il trouva et loua un second véhicule, un Renault Kangoo, pour la journée, puis il se rendit à l’adresse de Manolo, lequel l’attendait en buvant un café. José, qui avait passé le reste de la nuit chez lui avait déjà quitté les lieux pour rentrer à Saragosse. — Il faut combattre le mal par le mal, dit Manolo en tendant à Eusébio un verre de Tinto de Verano, un simple verre de vin rouge allongé de limo

