Les deux hommes ressortirent aussi tranquillement qu’ils étaient entrés, reprirent leur bécane sans qu’on leur demande quoi que ce soit, et descendirent l’Avenida La Paz jusqu’à l’hôtel Ibis. Arrivés à destination, Eusébio alla ranger la moto dans le local attenant et tous deux se rendirent à l’intérieur de l’établissement où Yago les attendait avec une impatience croissante, n’hésitant à filer une bordée à chaque membre du personnel qui avait la mauvaise idée de croiser son chemin. Sous ses airs de gros dur, c’était un anxieux le Yago. Lorsqu’il les vit arriver, il poussa un soupir de soulagement et demanda qu’on serve trois solides petits-déjeuners dans la partie privée de l’hôtel, là où il logeait personnellement. — Alors ? s’impatienta-t-il à peine assis. Comment est-ce que ça s’est p

