— Allez on ne pleure plus ! À table ! *** Le repas a alterné la dégustation des plats préférés d’Anne avec quelques souvenirs, quelques larmes, quelques sourires, quelques promesses de ne plus jamais se quitter. Anne est assise sur le banc qui accueillait les domestiques et elle écoute la grande horloge qui a repris son tic-tac apaisant. Dans un accès de confidence, elle s’adresse à son fils et à Barbe qui la mange des yeux. — Comme je l’aimais cette cuisine. Il y avait toujours des douceurs qui nous attendaient quand nous y passions. Mais il y a ici un souvenir qui me poursuit. Une mauvaise action que je ne me suis jamais pardonnée. — Vous connaissant, ma mère, ce ne devait pas être bien grave. — Au contraire, je pense que cela a pu avoir des conséquences que je ne mesure peut-être p

