Chapitre 12 La nuit était maintenant complètement tombée. Sur le parking, près du Café de la Cale, il ne restait plus que deux voitures. Je m’étais garée dans une petite rue d’où je voyais l’intérieur du bistrot. Les quatre jeunes qui buvaient de la bière près du juke-box étaient sortis les derniers. Ils étaient montés dans une vieille Ford rouge que quelques accessoires aussi inutiles que voyants, ajoutés sur le bord du coffre et sur les ailes, tentaient de faire passer pour une voiture de rallye. Aussitôt, ils avaient fait rugir la sono puis le moteur avant d’opérer un démarrage sauvage qui laisserait des traces de gomme sur le bitume. J’avais encore entendu le moteur malmené monter en régime et les pneus crier lorsqu’ils abordèrent à fond de train la courbe qui menait à la voie expr

