— Il t’a déjà passé le message ? Vous pourrez m’aider ? balbutia Bithra. La femme lui prit les épaules et hocha de nouveau la tête. Une voix d’homme retentit soudain à l’entrée du couloir rocheux ; sursautant, le visage crispé par la peur, l’esclave effaça vigoureusement du pied toute trace de dessin puis, prenant de nouveau la main de Bithra, se mit à courir. Il faisait frais dans le tunnel et le sable était doux aux pieds ; aussi, bien qu’elle fût obligée de courir, Bithra, désaltérée et à l’abri du soleil brûlant, retrouvait des forces. Estimant sans doute qu’elles avaient rattrapé le retard dû à leur halte, la Noire ralentit le pas. Un halo de plus en plus lumineux leur faisait face et la température s’élevait. Elles gravirent un long escalier grossièrement taillé dans le roc ; l’escl

