Chapitre 241 *Point de vue de Lennox Il n’y eut plus aucun bruit. Pas même un souffle. Un silence dense, écrasant, qui s’abattit sur moi comme une vague noire et m’engloutit sans me laisser le temps de réagir. Ce genre de vide sonore qui broie la poitrine, qui serre la gorge jusqu’à vous donner la nausée, jusqu’à ne plus savoir si l’on doit hurler, rire nerveusement ou s’effondrer. Des cousins. Ce mot résonnait en boucle dans mon esprit, déformant tout ce que nous avions vécu. Tout ce que nous avions cru être. Les regards échangés, les promesses muettes, l’amour dévorant que nous avions nourri pour elle… tout devenait soudain monstrueusement absurde. Louis pivota brusquement, ses bottes crissant contre le sol poli, ses mains tremblantes serrées à s’en blanchir les phalanges.

