Chapitre 87 Point de vue d’Olivia La forêt m’accueillit comme une mer de vert et d’ombre. J’abandonnai mes vêtements, laissant ma peau nue s’imprégner de l’air frais, et me métamorphosai en loup. Instantanément, mes muscles se tendirent, mes sens s’aiguisèrent, et je m’élançai à travers les troncs serrés, engloutie par l’odeur de la terre et des feuilles. J’avais franchi la frontière sans alerter les sentinelles. Elles ne m’avaient ni vue ni flairée. Un sourire amer m’échappa : même dans ma fureur, mon instinct de Luna me poussait à la prudence. Je m’en voulais presque de ressentir ça. Le vent caressait mon pelage tandis que je me précipitais, portée par une colère brûlante. Louis… son insulte résonnait encore à mes oreilles. Le mot ignoble qu’il avait osé prononcer devant des cent

