Chapitre 138 Point de vue d’Olivia Je me suis éveillée seule. Le lit, vaste et silencieux, n’accueillait que mon corps fatigué. Lennox n’y était pas ; il avait choisi de passer la nuit sur le canapé. Un frisson d’agacement m’a traversée — au moins, il aurait pu se glisser à mes côtés — mais je n’ai rien dit et je me suis laissée envahir par l’inquiétude. Le sommeil m’avait fui. Mes pensées tourbillonnaient sans répit : quelles révélations m’attendaient ? Qu’avais-je bien pu faire pour éveiller en lui une telle rancune ? Quel secret ou quelle blessure enfouie avais-je réveillé ? L’impatience de retrouver la maison de la meute se mêlait à une tension presque douloureuse. Mon regard a glissé sur un drap blanc posé sur la table de chevet. La familiarité de l’écriture de Lennox m’a frap

