Chapitre 127 Point de vue d’Olivia La lumière du matin me tira du sommeil avec douceur. Des rais dorés glissaient entre les plis des rideaux et s’étiraient sur un plafond que je ne reconnus pas immédiatement. Je demeurai allongée quelques secondes, figée, le poids confus de la nuit encore accroché à ma poitrine. Puis une dissonance me frappa. Il n’y avait personne derrière moi. Ni chaleur familière contre mon dos. Ni bras solide pour m’enserrer. Ni présence oppressante à quelques centimètres de ma peau. Je me redressai d’un coup, le souffle court. Merde. Je m’étais assoupie. Je balayai la pièce du regard. Le lit était vide. Lennox n’était plus là, mais son odeur persistait, incrustée dans les draps froissés. Il ne devait être parti que depuis peu. Je passai mes mains su

