Chapitre 195 Point de vue d’Olivia Je me retournai juste à temps pour les voir disparaître dans la foule, les silhouettes de mes trois frères s’éloignant comme des ombres emportant avec elles une partie de ma tranquillité. Un poids glacé s’installa sur ma poitrine, me coupant le souffle. J’avalai difficilement ma salive, comme si un liquide glacé s’était répandu dans mon cœur. Mes paupières picotaient, brûlant, tandis que je tentais de contenir la vague d’inquiétude qui me submergeait. Mon loup restait muet. Trop silencieux. Mais son absence de bruit était éloquente : il n’avait pas apprécié ce qui venait de se produire. Son silence résonnait plus fort que n’importe quelle protestation. Et moi non plus, je n’étais pas sereine. Je me rapprochai instinctivement de Damien, consc

