chapitre2

1222 Words
La prise du loup sur moi est forte. Le regard de Marcus se change immédiatement, son loup passe devant, et ses jolis yeux noisette deviennent d’un noir profond. - Tu vas avoir beaucoup de succès, auprès des Alphas, j’en suis certain… dit-il dans un grognement, ce qui me donne des frissons dans le dos. - Tu es un alpha. Lui dis-je dans un murmure. - Justement, je sais de quoi je parle, ma petite ! Mes yeux s’écarquilles et mon sang quitte mon corps, je me décompose littéralement. Marcus arbore un sourire qui laisse apparaître ses canines, j’ai l’impression qu’il veut me dévorer vivante. - Allons-y , nous n’avons pas de temps à perdre ! Marcus me tient fermement et me tire jusqu’à la porte. Dans un dernier sursaut, je regarde mon père toujours assis à la table d’un air suppliant. - Papa, pitié… - Je ne suis pas ton père ! Ses mots me giflent en plein visage, mon cœur s’arrête de battre un instant, et j’ai l’impression que tout tourne au ralenti. J’ai le temps de voir les larmes sur le visage de ma mère, le sourire sur celui de ma sœur et le visage fermé de mon père, ignorant mes supplications. Mon cœur se brise, moi qui avait tant cru que ma famille m’aimait… Le vent froid me ramène à la réalité alors que Marcus me tire jusqu’à la voiture. Nous sommes déjà dans l’allée, j’ignore si c’est le froid de la nuit ou l’horreur de la situation mais je suis gelée, mon corps tremble sans que je ne puisse rien y faire. - Ne m’oblige pas à te courir après. Me dit Marcus. Il déverrouille la voiture à distance, ouvre la portière, et me fait m’assoir dedans. Il se penche vers moi, prenant appui sur le véhicule. - J’aurais imaginé que tu aurais été un peu plus combative…mais, tu sembles encore sous le choc… que ta chère et tendre famille t’ abandonne pour une dette de quelques milliers de dollars ?… si j’ai bien tout compris… cela fait deux fois que l’on se débarrasse de toi… ça doit être difficile à vivre… Mais ne t’inquiète pas, les loups vont bien s’occuper de toi… Je vais bien m’occuper de toi. Dit il dans un rire narquois. « Je vais vomir, c’est sûr. » La voiture démarre, je suis tellement perdu dans mes pensées que je n’ai même pas vue Marcus monter côté conducteur. Il a allumé le chauffage, il a remarqué que je tremblais. J’approche mes mains des ouvertures pour sentir la chaleur, le picotement au bout de mes doigts, m’indique que je ne rêve pas, que tout ça est bien réel. - Ça va mieux ? Tu te réchauffe ? Je jette un rapide coup d’œil à Marcus, hoche la tête et dis dans un murmure a peine audible. - Oui…merci. Habituellement, je n’ai pas froid, la température des loups étant toujours plus élevée que celle des humains, mais la, j’ai la chaire de poule. La voiture s’arrête à un feu rouge. Il y a d’autres véhicules tour autour de nous, dans celle juste à côté, il y a une famille dont les enfants se chamaillent à l’arrière. La réalité me rattrape, je dois me ressaisir. « maintenant ! » Hurle Eva dans ma tête. Le feu passe au vert, et la voiture redémarre. J’ouvre la portière, et en quelques secondes je roule sur le sol de la chaussée. Le véhicule juste derrière nous m’évite de peu. Je me relève et me mets à courir aussi vite que possible. Je ne me retourne pas, je cours encore et toujours. Même si je suis une louve au fond de moi, je commence à fatiguer. Mon cœur bat vite ,mon sang pulse dans mes oreilles, l’ adrénaline alimente mon cerveau ce qui m’aide a avancer. J’arrive à l’orée du bois qui longe la ville où j’ai vécu toute ma vie. Je m’enfonce dedans. Haletant, j’arrive au bout de mes forces. Ce qui me semble étrange, c’est que Marcus ne me suit pas. « est-ce que j’ai réussi à le semer ? » Au bout dune heure a errer dans les bois, je trouve une petite cabane de chasseur, je suis épuisée, je dois me reposer, ici où ailleurs peut importe. J’entre, la porte ne tient qu’avec la présence du lierre qui consolide le tout. Il y a une sorte de couverture dans un coin près de la cheminée. Je ferais bien d’allumer un feu, mais j’ai peur 'qu’on me retrouve. Je dois prendre sur moi. Je m’allonge et me recroqueville sur moi-même pour essayer de garder ma chaleur, mais je suis trempée de sueur et le froid de la nuit me glace les os. L’aube naissante, me tire de ma rêverie. Je n’ai pas réussi a dormir, la morsure du froid de la nuit était trop importante, je n’ai pas réussi a me réchauffer. Je ne peux pas rester ici, je dois avancer, trouver un refuge ou je pourrais vraiment me reposer, et me réchauffer. Je sors de mon abri de fortune et marche en ligne droite à travers le bois. Il n’y a pas de chemin, et je dois faire attention entre les tronc d’arbres mort qui jonchent le sol et les trous ou je me suis déjà tordu la cheville deux fois. J’ai l’impression d’être ivre à tituber ainsi, de plus, mes tremblements non pas arrêté depuis hier soir, j’ai vraiment très froid. J’arrive de l’autre côté de la forêt et jette un rapide coup d’œil pour voir ce qui se passe. Il y a un village en contre bas, peut-être que quelqu’un pourra me venir en aide…peut-être existe-t-il encore des âmes charitable. Je m’avance lentement des abords du village, prenant soin de ne pas me faire voir . Je réfléchis en marchant, essayant de trouver une solution à mon problème… une solution que je n’ai pas. Il y a un café qui est déjà ouvert à cette heure-ci, tant mieux pour moi, j’ai un peu d’argent dans la poche de mon jeans. Un café chaud me fera le plus grand bien. Je franchis le seuil d’entrée et la chaleur de la pièce me saisit. Je me trouve une place assise au bar. La serveuse me sert un grand café. - Merci.. dis je. - Vous voulez manger quelque chose ma douce ? - Oh heu !... Je sors mon argent de ma poche … - Je peux avoir quoi pour 5 dollars ? - Je vous sers tout de suite. Elle me fait un grand sourire et pose sa main sur mon épaule… je n’aurais jamais imaginé que se simple contact m’aurait autant réconforté, surtout de la part d’une parfaite inconnue. Lorsqu’elle revient, elle m’apporte une grande assiette composée de bacon grillé, d’une omelette et des pommes de terre sautées. Dans une seconde assiette il y a des pancakes et des morceaux de fruits frais. - Je ne pourrai pas payer tout ça… - Ne t’inquiète pas, ma jolie, c’est la maison qui régale ! - Mais votre patron… il va le retirer de votre paye ? - Ma chérie, ici, le patron c’est moi, et je crois que tu en a besoin. Ne refuse pas de l’aide quand elle se présente, cela ne coûte rien, juste un merci. - Merci. Lui dis-je les larmes aux yeux.
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