XIILa babouschka semblait très excitée. Tout ce qui ne concernait pas la roulette lui était indifférent. À la gare, on l’attendait déjà, comme une victime. Et, en effet, les craintes des nôtres se réalisèrent. La babouschka s’attaqua de nouveau au zéro : tout de suite douze louis. Une fois, deux fois, trois fois. Le zéro ne sortait pas. – Mets ! mets ! me commandait-elle. J’obéissais. – Combien de mises déjà ? me demanda-t-elle en grinçant des dents d’impatience. – Douze déjà. Cela fait cent quarante-quatre louis. Je vous répète, babouschka, que peut-être jusqu’au soir… – Tais-toi. Ponte sur le zéro et mets en même temps mille florins sur la rouge. La rouge sortit, mais le zéro ne vint pas. – Tu vois ! tu vois ! Nous avons presque tout regagné. Encore sur le zéro, encore une dizai

