LVIII « Il faut me pardonner ; tu vois bien que ce n’était plus moi. » Quand une fois Yves avait dit cela, tout était bien fini ; mais c’était souvent très long à venir. Lorsque l’ivresse était passée, pendant deux ou trois jours il restait sombre, morne, ne parlant plus, jusqu’au moment où son sourire s’épanouissait de nouveau tout à coup à propos d’un rien, avec une expression de confusion très enfantine. – Alors le ciel se rouvrait pour la pauvre Marie, et elle lui souriait, elle aussi, d’une façon particulière, sans jamais dire un mot de reproche ; et c’était la fin de l’épreuve. Une fois, elle osa lui demander très doucement : – Au moins, ne reste pas trois jours à bouder après, quand c’est passé. Et lui, encore plus bas, avec un demi-sourire très naïf, la regardant de côté, tout

