LXIV

690 Words

LXIV Petit Pierre est à Plouherzel, qui essaye de jouer devant la porte de sa grand-mère ; – tout dépaysé en regardant là-bas cette nappe d’eau immobile avec cette grande forme de bête qui semble dormir au milieu, derrière un voile de brume. On est bien au grand air ici, mais le vent y est plus âpre qu’à Toulven, la campagne plus désolée ; et les enfants sentent tout cela d’instinct ; en présence des tristesses des choses, ils ont des mélancolies et des silences involontaires, – comme les petits oiseaux. Voilà bien deux petits camarades qui arrivent d’une chaumière voisine pour le voir, lui, le nouveau venu. Mais ce ne sont plus ceux de Toulven, ceux-ci ; ils ne connaissent pas les mêmes jeux ; les quelques petits mots qu’ils savent dire ne sont plus du même breton. Alors, n’osant pas tr

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