XVIIDERRIÈRE le château, énorme quadrilatère doucement présent, il y avait une placette, avec une fontaine à trois bassins de pierre comme des sarcophages. Depuis qu’il marchait, Henri Froment pensait à cette fontaine qui l’appelait. Il avait imaginé la placette vide, comme toujours. Il avait redouté ce vide, quand il avait marché douloureusement dans les chemins d’approche où il ne rencontra personne. Mais quand il parvint sur la placette qu’il connaissait bien, il y trouva plus de trente chevaux paisibles, dormant la vie dans leur longue chevelure de pauvreté. Et des chars, brancards levés, qui priaient en silence. Mais la rumeur de la foire ne parvenait pas jusqu’ici, ou alors, si mêlée d’air, de soleil, de vastitude qu’on la confondrait avec une manière de vent. Quelques chevaux man

