XCII

593 Words

XCIIDes causeries de leur art, des confessions de leur métier, Crescent et Coriolis étaient arrivés à se parler de leur vie, à se raconter leur passé l’un à l’autre. – Moi, disait Crescent, je suis un paysan, fils de paysan. Quand je suis arrivé dans le pays, un jour, dans un champ, des faucheurs se fichaient de moi : ils m’appelaient « le Parisien ». J’ai été à un de ceux qui m’appelaient comme ça, je lui ai pris sa faux des mains, en faisant la bête, en lui demandant si c’était bien difficile, si ça coupait… Et puis, v’làn ! j’ai donné un coup de faux à la volée… Ah ! il a vu que je connaissais son métier mieux que lui, et que je n’avais pas du poil aux mains pour cet ouvrage-là !… Depuis ça, ils me tirent tous des coups de chapeau… Une histoire simple que la sienne. Il était tombé à l

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