XCIV

439 Words

XCIVAvec la prompte adaptation de sa nature aux lieux où il se trouvait, sa facilité à entrer dans le moule de la vie environnante et des habitudes d’une localité, Anatole, un peu fatigué de la forêt, était en train de devenir un vrai Barbisonnais, et ses journées s’écoulaient dans des passe-temps de petit bourgeois de village. Après déjeuner, passant en se baissant sous la porte basse dont l’avarice du paysan avait économisé la hauteur, il entrait chez la rustique débitante de tabac de l’endroit, et y achetait régulièrement ses cinq sous de tabac ; puis, se juchant en face de la débitante sur la cheminée peinte en bois noir, il se donnait le plaisir, en fumant des cigarettes, de voir les consommateurs qui venaient, causait champs, céréales, mercuriales de Melun, attrapait au passage les

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