XCVIIAu milieu des journées que Coriolis passait à paresser dans l’atelier du paysagiste, regardant par-dessus l’épaule du travailleur absorbé ce qui naissait magiquement sur sa toile, c’était souvent un effet qu’ils avaient vu ensemble la veille, Crescent, de temps en temps, appuyant sa palette sur sa cuisse, se retournait vers le regardeur, et, lentement, avec l’accent traînant du paysan, il disait : « J’ai toujours les brosses et la palette du tableau que je peins… Changer de palette et de brosses c’est changer d’harmonie… Ma palette, vous le voyez, c’est comme une montagne… J’ai de la peine à la porter… La brosse sèche mord comme un burin, cela devient un outil résistant. » Il se taisait, revenait au mutisme du travail ; puis, au bout d’une heure, il laissait tomber, mot par mot, comm

