XLILe jury du Salon fonctionnait depuis quelque temps, quand Coriolis se sentit inquiet, pris de l’impatience de savoir son sort. L’absence de toute lettre de refus, les promesses de réception faites à ses tableaux par ceux qui les avaient vus, ne le rassuraient pas. Anatole avait vaguement entendu dire dans une brasserie que son ami était refusé, au moins pour une de ses toiles. La tête de Coriolis se mit à travailler là-dessus. Il était embarrassé pour sortir de cette incertitude qui lui taquinait l’imagination et les nerfs. Anatole lui conseilla d’aller voir leur ancien camarade Garnotelle, qu’il n’avait pas revu depuis son retour de Rome, et qui était devenu un artiste posé, lancé, « pourri de relations ». Coriolis se décidait à aller voir Garnotelle. Il arrivait à la cité Frochot, à

