XLIVL’étonnement de Coriolis était naïf. Cette vive et presque unanime sympathie de la critique pour Garnotelle s’expliquait naturellement. Garnotelle était l’homme derrière le talent duquel la critique de ces critiques qui ne sont que des littérateurs pouvait satisfaire sa haine d’instinct contre le morceau peint, contre le bout de toile ou le panneau de couleur éclatante, contre la page de soleil et de vie rappelant quelque grand coloriste ancien, sans avoir l’excuse de la signature de son grand nom. Il était soutenu, poussé, acclamé par tout ce qu’il y a d’imperception et d’hostilité inavouée, dans les purs phraseurs d’esthétique, pour l’harmonie de pourpre du Titien, le courant de pâte d’un Rubens, le gâchis d’un Rembrandt, la touche carrée d’un Velasquez, le tripotage de génie de la

