XXVIVenait l’été : Anatole passait de la peinture aux plaisirs, aux joies de l’eau, à la passion parisienne du canotoge. Amarré à Asnières, le canot qu’il avait acheté dans sa veine de richesse s’emplit, tous les jeudis et tous les dimanches, de cette société d’amis et d’inconnus familiers qui se groupent autour du bateau d’un bon enfant, et l’enfoncent dans l’eau jusqu’au bordage. Il tombait dedans des passants, des passantes, des camarades des deux sexes, des à peu près de peintres, des espèces d’artistes, des femmes vagues dont on ne savait que le petit nom, des jeunes premières de Grenelle, des lorettes sans ouvrage, prises de la tentation d’une journée de campagne et du petit bleu du cabaret. Cela sautait d’une troisième-classe de chemin de fer, surprenait Anatole et son équipe dans

