Me voilà en route pour chez moi après 8 jours au lieu des 2 semaines prévu à la base. J’étais tellement heureuse lors du voyage aller exciter en même temps par toutes ces choses nouvelles que j’allais découvrir je pensais pas devoir rentrer aussi rapidement ni dans une telle tension.
Ha oui je prends note mon mari et du genre boudeur mou fasse kanam bi ba niémé wouma sakh noyiiii keneu khamoul li lane la ishhhh.
Dans un silence des plus oppressant nous roulions pfffff yoneu bi goudou rek nei dou diekh ( sur une route sans fin. Le voyage était interminables).
Bref je décidais de prendre mon courage à deux mains et d’allumer la radio. Quand je pense qu’à l’aller on écoutait des tubes sur mon téléphone et qu’il n’arrêtait pas de me charrier sur « mes musique de filles »
amoureuse et triste. Pour ma défense j’étais célibataire. Je vous jure que c’est ce que l’on retrouve pour la plus part dans le tel des trentenaire encore celib, des chansons de déprime. Bref.
90.3 nostalgie j’adore cette station on y retrouve des chansons de toute époque et justement il y avait Marvin Gay cette chanson que j’adore tant « Aint no Mountain » je me mis a chantonner, Brahim me jetât un bref regard avant de se reconcentrer sur la route, derrière ses lunettes de soleil il semblait inaccessible.
Il se mit à tapoter le volant. Okay mon inconnu de mari aime le blues. Cool ça nous fait ça de commun. On roula encore un bon moment. Mon soucis à moi c’est que je ne pouvais rester silencieuse plus de 10mn j’ai oublié de charger mon tel hier.
Ce qui fait que je n’avais rien pour m’occuper. En temps normal j’aurais parler de tout et de rien les lourd silence c pas mon truc. Pfffff. Brahim se tourna vers moi et sourit
- Tu t’ennuies ?
- Non pas du tout.
- Ah bon pourtant tu as l’air
- Je consomme la musique
- Okay. Tu étais plus bavarde a l’aller.
- A l’aller j’avais un interlocuteur
- Et donc je ne suis plus là
- A toi de me dire.
Il sourit.
- Alors comme ça tu aimes le blues
- Oui me répondit il. J’adore ça. Le blues la pop musique le rock and roll, Michael Jackson. Disons que j’aurai souhaité naître à cette époque
- Pourquoi les pantalons patte d’eph c’est ton truc.
Il se mit a rigoler.
-Oui est les chemises a carreaux. Et parfois quelques chansons pour les filles trentenaire à la déprime
Je lui donnais une tape sur l’épaule. Oufff la tension avait disparue. Je me sentais plus à mon aise on se mit a parler de tout et de rien sans pour autant aborder les sujets qui fâchent.
Le voyage se déroula sans problème et je me suis même endormie, parce-que quand j’ouvris les yeux en sentant le moteur s’arrêter j’étais devant une maison inconnue.
- On est où demandais je
- Chez moi
Ha bon ? Aussi bizarre que cela puisse paraître je n’avais jamais mis les pieds chez lui. Quand on parle de « ame fiit » avoir le sang dans l’œil j’épouse un homme sans même savoir ou est-ce qu’il habite. Brahim était déjà entrain de sortir les valises. Wouah la chaleur ça change de la clim. Je le laissais sans état d’âme s’occuper de nos valises après tout c’est lui l’homme de la maison. On entra dans une de ses nouvelles résidences avec plusieurs appartements le gardien nous tint la porte
- Bonjour Moussé, naka woyass bii ?( le voyage c’est bien passé)
- Wa dem negne ba nieuw sante Yallah. Madame mo nekkeu ni. ( oui de retour. Voilà ma femme.)
- Ah soxnassi dalal ak djameu ma sonoulo torop sante wi ( le nom de famille ?)
- Diakité.
- Ah Diakité Diakité mane Diouf la. Waw gora waye dalal ak djameu sa keur way serigne bi nga djiss ni kou bakh la am ité tchi nite. Yallah na sey bi barkel ngene ame tchi niabot bou barkel
( bonne arrivée madame chez ton mari. C’est un homme bien qui se soucie énormément des gens autour de lui. Que Dieu vous donne des enfants pieux )
- Amine, nous répétions en même temps.
Les sénégalais est les salamalecs je vous ai dit non !!! Brahim mit fin aux présentations en prétextant que Mme était fatiguée et c’était pas complètement faut. Il nous tint la porte pendant que nous rentrions, je fis semblant de tirer ma valise juste pour le geste j’aime qu’on prenne soin de moi . Nous montons jusqu’au troisième étage la porte s’ouvrit directement en plein milieu du salon.
So il y a ça à Dakar ? Ces appartements que je ne voyais que dans les films. Thiéééééééé les promoteurs sont riches dei maintenant so c’est comment ?
- C’est beau chez toi
- Merci
- Il manque quand même un petit truc
- Quoi donc ?
- Une touche féminine
- Ha ha ha c’est pour cela que je t’ai épousé, pour que tu viennes redécoré mon appart
- Très drôle. Je peux voir ma chambre ?
- Notre chambre !
- Pardon ?
- Oui notre chambre parce que si je me souviens bien avant que tu ne commence ton petit jeux stupide le plan c’était que l’on se comporte comme un couple normal. On dort ensemble on mange ensemble et on couche ensemble
- Surtout on couche ensemble n’est ce pas ? Dommage pour toi
- Aïda franchement il faut que tu m’expliques.
- On a déjà abordé le sujet
- Tu as prise toutes les décisions Toute seule j’ai même pas eut mon mot à dire.
- Est-ce qu’on peut éviter d’en parler la tout de suite et maintenant
- Bien sûr puisque c’est toi qui décide.
- Tu me montre « la » chambre ?
- Tout droit au fond du couloir
- Merciiii
Je me dirigeai vers la chambre je le sentis derrière moi il avait laissé les valises dans le salon peut être qu’il attendait que je me décide, si oui ou non on allait partager la même chambre la première chose que je vis c’était le lit eupateuleuw li c’est des bereungou et des bereungou et des beurangou (genres des roulades à en plus finir) .
Le chambre était superbe dans des ton beige et gris un subtil mélange de couleur qui donnait à l’ensemble un éclairage naturel, bref je sais pas comment l’expliquer. Les rideaux assortis au lit, et ce lit immense on aurait dit qu’il vous appelé à venir y dormir. Je jetais mon sac et plongé dessus il était comme dans mon imagination doux et moelleux. Je me mis à rigoler comme une petite fille.
- Mon Dieu j’adore ton lit. J’ai envie de faire une sieste la comme ça.
Je roulais sur le dos et avant que je ne m’en rende compte Brahim avait sauté sur moi. Sauté c’est bien le mot. Il attrapé mes deux main comme je tentais de le repousser et les glissa au dessus de ma tête.
- Qu’est ce que tu fais
- Rien du tout
- Alors pourquoi tu es sur moi.
Je me retenais de respirer tellement je redoutais le mouvement de mes seins contre sa poitrine
- Ton lit est immense lui dis-je assez bêtement
- Normal je suis du genre créatif il me faut beaucoup d’espace tu as déjà oubliée ?
- Espèce de gros pervers
- Oui mais tu aimes ça toi. Les gros pervers.
- Arrêtes et décolles toi de moi.
- J’aimerai bien mais voila c’est impossible. Il y a une partie de moi qui s’y refuse.
Il avait dit ça en frottant son membre durci contre moi. Et toute honteuse je me sentie devenir toute mouillée instinctivement mon corps, pas moi bien sûr, mon corps répondait à cet élan brute qu’était l’attirance physique.
- Pourquoi est-ce que tu te bats contre ça chérie. Tu en a envie autant que moi.
Il disait cela en faisant de mouvement de va et vient. Il me fit un bisous dans le cou c’est officielle mon cœur avait arrêté de battre. Tchié garçon va tuer femme un jour.
- Je dois appeler mes parents
- Ça peut attendre
- Ils doivent savoir qu’on est arrivé.
- Laisse toi d’abord le temps de vraiment arriver tu ne te sens pas bien comme ça ? Tu voulais faire une sieste je connais un moyen infaillible d’y arriver.
Il disait cela en ponctuant chacune de ses phrases d’un subtil coup de reins. Il était entrain de me f***********r j’étais juste toujours habillée et je ressentais le plaisir comme si j’étais toute nue. Cet homme peu faire ce qu’il veut de moi. En pensant cela je me raidis . Brahim dû le sentir parce qu’il se leva. Sont érection était très visible.
- Jamais je ne te forcerai.
- Je.. je en fait j’ai faim.
- Ben dis donc toi et ton ventre. Je commande un truc rapide.
- Non j’ai envie de cuisiner quelque chose. On ne mange que ça c’est dernier temps.
- Il n’y a rien dans le frigo.
- Pas grave je vais faire les courses
- En taxi ?
- Pourquoi en taxi et ta voiture ?
- Non madame je suis le seul à la conduire. Alors les courses se sera avec moi ou en taxi.
- Pfffff tu m’énerves.
Les courses on durer plus longtemps que prévu Brahim n’a pas arrêté de lire les étiquettes sur les produits. « tu savais » qu’il y avait autant de sucre autant d’anti-oxydent de matières grasses de sodium » tu savais ce ci tu savais cela. Il m’a saoulé prochaine fois je pars sans lui-même à pied s’il le faut. Moi de toute façon j’ai pas se soucis. Je mange tout ce qui est à ma portée. De retour à la maison et je me décidais pour un bon yassa poulet ça se cuisine super vite en plus c’est ma spécialité.
- Waou ça sent bon ici.
- Oui je sais je sais je suis un cordon bleu
- Sabou dou faute boppam. (Le savon ne se lave pas tout seul) je vais en profiter pour regarder mes mails tu me feras signe quand se sera prêt.
Il me fit un bisous sur la joue. J’en profiter aussi pour appeler mon amie ma sœur le femme des grands moments
- Allo c’est maintenant que tu appels ta ignorée tout mes messages et tu m’appelles comme si de rien n’était méré nala torop tchuiiiiiiiiiiiip
- Tes messages étaient pervers c’est quoi ses questions. Toi ce que tu voulais c’est le film des événements une caméra pour suivre en direct. Tu es grave
- Pffff bayil titarou bi ( arrête de faire ta timide) alors c’était comment ? Attends tu m’appelles d’où la ?
- De chez Brahim on est revenu plus tôt
- A bon pourquoi ?
- On l’a appelé pour le taf tu sais qu’il dirige une entreprise.
Ça me mettais mal à l’aise de lui mentir. Mais j’avais pas tellement le choix. Ça dure depuis le premier jour et je ne sais pas comment me rattraper.
- Oui mais de là a écourté votre lune de miel. Fais attention apprend à lui dire non pour se genre de chose
- C’est pas grave en plus on en à une autre de prévu donc c’est cool.
- Si tu le dis mais fait gaffe à ne pas passer après le taf
- Okay maman
- Oui c’est ça moque toi. Alors son machin il est gros
- Assi !!!
- Mais c’est de ta faute t’as toujours pas répondu.
- Je vais pas répondre et je vais même raccrocher.
- Mais non c’est bon j’arrête
- Je veux appeler ma mère en fait
- Pourquoi ? Et lui dire que tu es rentré elle va faire des invitations thieb. Tu reprends le taf bientôt profites de ton mari et fais comme si de rien n’était il te reste encore des jours pour lui dire que tu es là alors…
- Et si je les rencontre elle ou mes frères je fais comment
- Tu leur dis « surprise » et puis c’est tout.
J’éclatais de rire. Ma copine n’a pas son pareil pour se sortir des situations embarrassante.
- Tu sais quoi ? Tu as raison c’est ce que je vais faire.
- Voilà c’est mieux la je peux raccrocher tranquille. Nakh bo wowé sa yaye doto ko defati
- Tu es grave. Bisous a plus.
- Bisous ma chérie.
Waou ça me fait toujours plaisir de parler à Assi mon seul regret et de ne pas pouvoir lui dire la vérité à propos de ce mariage. Déjà je lui ai menti ensuite j’ai peur qu’elle me juge. Je sais pas quoi faire. Je me remis au fourneaux. Ça allait me changer les idées.
Je toquais à la porte du bureau.
- Entre.
- Le déjeuner, dîner ou goûter c’est comme tu veux est servi
- Ha oui et je peux savoir se qu’il y a au menu. Dit-il en se levant.
- Quelques choses que tu vas tellement adoré que tu vas t’en mordre la langue.
- Ya intérêt depuis le petit déjeuner j’ai rien manger
- Viens installe toi je vais te servir.
- En tout cas ça sent super bon dit il quand j’ouvris la sauce
- Attends donc toi t’as mis la moitié de la journée pour préparer du yassa ?
- Pardon
- Je veux dire tout ce temps pour du yassa avec du poulet
- Regarder moi cet espèce d’ingrat. Ben si c’est comme ça tu n’as qu’a te préparer un dîner.
- Mais non arrêtes tu sais que je plaisante je disais ça juste pour te taquiner.
- Heureusement pour toi.
- Arrêtes de bouder ton petit mari a faim.
Je lui servi une assiette.
- hum mais c’est super bon en tout cas ça valait la peine d’attendre
- merci
On continua à manger dans une ambiance tranquille parlant peu mais dans un silence chargé de sous entendu. Un moment je surpris Brahim qui me regardait. Il se contenta juste de sourire et de recommencer à manger.
- Tu sais ce qui me ferai plaisir ?
- Non dis moi.
- Un bon thé à la sénégalaise bou ame foureul
- Donc toi dei le premier jour de vie commune tu veux récupérer ta dot ? Est-ce que yow niit nga ( tu es sûre que ça va)
- C’est ce que je dis les femmes de maintenant. Du temps de nos mères le thé serai déjà prêt
- De mon temps à moi on partage les tâches
- Femme africaine moderne. Je vais le faire moi-même
- S’il te plaît, moi le thé je le prends bien sucrée dis-je en rigolant.
Deux tasses de thé plus tard et une vaisselle rangée, bien sûr la vaisselle c’est moi qui l’ai faîtes, Brahim et moi regardions tranquillement la télévision comme un couple normal quoi à l’exception que j’étais assise sur un fauteuil et lui allongé sur un canapé au lieu que je sois dans ses bras. Je le regardais et j’avais une irrésistible envie de plonger dans ses bras et d’y rester mais voilà j’ai intérêt à faire attention surtout que j’ignore tout de la suites des événements je me décidais à lui poser la question.
- Brahim ?
- Oui bb
- Comment se sera lorsqu’on aura divorcé ?
- C’est-à-dire ?
- Tu penses qu’on se verra de temps en temps, je veux dire tu penses que l’on continuera de se parler comme des amis qu’on sera en bon terme et qu’on se fera des texto pour les fêtes les annifs et tout ?
- Pourquoi tu penses au divorce alors qu’on vient à peine de se marier.
- Par curiosité. Tu vois autour de moi je ne connais pas de divorcé dans ma famille il n’y a eu aucun divorce alors je me pause des questions.
- Tu as bien de la chance je ne vois que ça. Mes parents ont divorcé quand j’étais encore enfant. ( Il se mit à bailler) et crois moi c la meilleure chose qui leur soit arrivé, à part moi bien sûr.
Je lève les yeux au ciel tellement humble mon mari.
- Et pour nous comment tu penses que cela va se passer.
- Nous allons faire ça comme des adultes responsables nous quitter en bon terme des textos de temps en temps ( il baille encore et s’allonge complètement sur le canapè) peut être qu’on ne se verra pas. J’ai prévu...
- Tu as prévu quoi
Il avait les yeux fermés.
- J’ai prévu de retourner vivre aux États-Unis.
Deux secondes plus tard il ronflait légèrement. Donc lui avait déjà fait ses projets d’avenir sans moi. Dans son future d’aller vivre aux États-Unis je n’avais aucune place. Je sentis un pincement au cœur raison de plus pour garder mes distances, mon cœur mon corps. Lui homme dangereux pour moi.
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