La lourde porte en chêne se referma avec un clic, les enfermant dans un monde réduit au seul bruit de leur respiration et à l'écho lointain et vacillant du départ de Silas. Les bras de Kael l'entouraient toujours, une forteresse contre le froid de l'abandon qui l'avait transpercée jusqu'aux os. Lena enfouit son visage dans le tissu rêche de sa chemise, inspirant le parfum familier et sauvage de tempête et de pin qui lui était si propre. C'était un point d'ancrage dans le silence dévastateur. Sa main caressa ses cheveux d'un mouvement lent et rythmé qui semblait apaiser la vive douleur de son chagrin. « Il est parti », murmura Kael, sa voix vibrant doucement à son oreille. Ce n'était ni une question, ni un triomphe. C'était la simple et sombre constatation d'une réalité bouleversée. Lena

