CHAPITRE X Histoire du prieur de Saint-Louis, et arrivée de M. de VervilleLe commencement de cette histoire ne peut vous être qu’ennuyeux, puisqu’il est généalogique ; mais cet exorde est, ce me semble, nécessaire pour une plus parfaite intelligence de ce que vous y entendrez. Je ne veux point déguiser ma condition, puisque je suis dans ma patrie ; peut-être qu’ailleurs j’aurais pu passer pour autre que je ne suis, quoique je ne l’aie jamais fait ; j’ai toujours été fort sincère sur ce point-là. Je suis donc natif de cette ville. Les femmes de mes deux grands-pères étaient demoiselles, et il y avait du de à leur surnom. Mais comme vous savez que les fils aînés emportent presque tout le bien, et qu’il en reste fort peu pour les autres garçons et pour les filles, suivant l’ordre du coutumie

