À M. BouillioudÉCUYER ET CONSEILLER DU ROI EN LA SÉNÉCHAUSSÉE ET SIÈGE PRÉSIDIAL DE LYON MONSIEUR, Je ne sais si c’est vous donner une grande marque de mon respect que de vous intéresser dans le bon ou le mauvais accueil que le public pourra faire à cet ouvrage. Comme je ne vous offre rien du mien, je ne devrais pas prétendre que vous me sussiez gré de mon présent ; et puisqu’il n’est peut-être pas digne de vous, il est encore à craindre que vous n’ayez point pour lui toute l’indulgence que j’oserai m’en promettre. En effet, MONSIEUR, vous pourriez bien vous faire le juge d’une chose dont je ne vous fais que le protecteur, et désavouer le dessein de celui qui vous la présente, si vous ne trouvez pas qu’elle mérite votre approbation. Je l’expose beaucoup en l’exposant aux yeux d’un homme

