CHAPITRE XI Des moins divertissants du présent volumeIl était vrai que mademoiselle Angélique venait d’arriver, conduite par le valet de Léandre. Ce valet eut assez d’esprit pour ne donner point à connaître que Léandre fût son maître ; et mademoiselle Angélique fit l’étonnée de le voir si bien vêtu, et fit par adresse ce que la Rancune et l’Olive avaient fait tout de bon. Léandre demandait à mademoiselle Angélique et à son valet, qu’il faisait passer pour un de ses amis, où et comment il l’avait trouvée, lorsque Ragotin entra, menant Destin comme en triomphe, ou plutôt le traînant après soi, parce qu’il n’allait pas assez vite au gré de son esprit chaud. Destin et Angélique s’embrassèrent avec de grands témoignages d’amitié, et avec cette tendresse que ressentent les personnes qui s’aimen

