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1533 Words
Julian  J’ai passé toute la journée à essayer de récolter le plus d’information possible sur L et finalement je n’ai rien découvert, tous mes efforts étaient en vain comme si je cherchais un genre mythe. J’ai décidé de sortir un peu, il fait frais le soir contrairement au matin où le soleil est aveuglant. Je soupire en regardant le message que je viens de recevoir sur mon portable. Je dois me rendre en Italie après demain pour une affaire très urgente qui concerne l’un de mes clients.   Je remarque au loin un club, mais aucune musique résonne. Perplexe je m’avancer vers ce dernier. C’est un établissement d’au moins cinq étages et plus mètre carré. C’est immense. Je remarque la pancarte qui annonce le nom du club. El infierno. L’enfer ? Quelle drôle d’idée de nommer son club ainsi. Je me dirige vers la porte principale. Je trouve deux videurs assez musclé et impressionnant devant cette dernière. Je ne vois pas de file de gens qui veulent entrer ni rien en fait. -Comment on peut entrer dans ce club ? Je demande aux deux hommes. L’un d’entre eux prend la parole. -Si vous êtes abonné vous payerai que les boissons si vous n’êtes pas abonné vous devez payer 1835 Pesos et les boissons une fois à l’intérieur. Mais l’abonnement exige une nationalité mexicaine. Je comprends mieux, ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre cette boite. Je devrai rebrousser chemin mais j’ai vraiment envie de savoir ce qu’il y’a à l’intérieur. Je sors une liasse de billet de ma poche et retire la somme exigée par les videurs. Les deux hommes m’ouvrent la porte et je peux à cet instant écouter la musique qui se dégage de l’intérieur.  Je m'avance dans la grande salle. Les gens dansent, se collent les uns contre les autres, les femmes se déhanchent sur la piste de danse, je commence à me frayer un chemin dans la fosse. La musique latine détonne dans mes oreilles. Les lumières stroboscopiques m'agacent. Plus je m'avance, plus je remarque qu'il y'a des agents de sécurités à peu près partout dans la salle. Une fois que j'atteins le bar je trouve à mon plus grand étonnement un tabouret libre à côté d’une femme brune. En chemin mes yeux croisent de jolies yeux bleus perçants derrière le bar, une femme blonde se tient debout et discute avec une autre femme. Je crois que c'est la plus belle créature que j'ai pu voir de ma vie. Ses cheveux sont d'un blond éclatant, ils prennent parfois la couleur donnée par les jeux de lumière. Ses lèvres sont rouges et charnues symbolisant le fruit interdit. Ses yeux sont d'un bleu ciel intriguant. Sa peau blanche est semblable à celle d'une poupée en porcelaine, elle porte à ses lèvres un sourire époustouflant, Ses cils sont déployés ce qui lui donne un air diaboliquement sexy, son regard de biche ne me laisse pas indifférent, elle est petite de taille, mince, elle a deux fossettes qui creusent magnifiquement ses deux joues. Elle est parfaite... Je la fixe, aucun son ne sort de ma bouche, comme si j'étais hypnotisé. J'ai l'impression que le temps s'est arrêté et qu'il y'a qu’elle et moi dans un espace restreint et qui avance au ralenti. Hypnotisé, je m’installe en face d’elle en la fixant sans inhibition. -Vous voulez boire quelque chose ? Me demande-t-elle d’une voix mielleuse. Mes yeux ne peuvent plus quitter son visage d’ange, je fixe ses yeux innocents plusieurs secondes jusqu’à ce que sa voix résonne de nouveau dans ma tête comme une délicieuse mélodie. -Ça va ? Vous avez l’air déjà ivre. -Quoi ? Je demande lorsque je reprends conscience. Ça ne met jamais arriver de me perdre ainsi dans la contemplation d'une femme. -Est...ce...que...vous...voulez...boire...quelque...chose ? Demande-t-elle de nouveau en articulant chaque mot. Puis elle prend ses cheveux dans ses mains et les attache en une queue de cheval laissant son cou à découvert. Je sens ma verge qui se frotte dangereusement contre la toile de mon pantalon.  -Oui, je veux bien boire quelque chose. -Vous voulez boire quoi ? Demande-t-elle en souriant d'avantage. Je ne la connais même pas, je ne l'ai jamais vu, pourtant mon corps semble la connaitre, à chaque coup d'œil de sa part je frisonne. -Surprenez-moi ! Dis-je. Tout en chantant elle commence à faire un cocktail. De temps en temps elle bouge les épaules pour être dans le rythme de la musique. C'est incroyable comme elle me fascine. -Vous chantez bien. Fais-je remarquer. Elle éclate de rire. -Oh non, j'ai une voix à briser des vitres. Mais merci quand même de votre politesse ! Dès qu'elle finit, elle pose le verre devant moi. -Du whisky ? Je demande. Elle affiche de nouveau son sourire ravageur. -Laissez moi deviner c’est votre boisson favorite avec le vin ? J’avale de travers ma salive en la fixant d’un air interrogateur. -Vous lisez dans mes pensées ? Vous êtes certainement l’une des médiums des plus sexy que j’ai pu rencontrer dans la vie.  Dis-je d’un air ironique.   -Non, en fait je ne suis que barmaid.  J’ai le don d’analyser les personnes de plus la boisson peut en dire beaucoup sur sa personnalité. Je lève mon verre en le fixant, ensuite je replonge mon regard dans ses beaux yeux. -Et le whisky ça veut dire… ? Elle sourit puis elle s’approche un peu plus de moi et c’est la cerise sur le gâteau car son odeur douce effleure mes narines de la plus cruelle des façons, ma verge palpite tellement fort que je perds le contrôle de mon corps et mon esprit. Sa bouche rencontre mon oreille pour y chuchoter : -Je sais que je fais face à un homme qui sait ce qu'il veut et où il va. Dit-elle d’une voix mielleuse puis elle se retire en laissant un froid glacial la remplacer. -Mais attention de vous y perdre en chemin. Dit-elle en me faisant un clin d’œil. Avant que je puisse répliquer, une autre voix féminine interrompt ma conversation avec la jolie blonde. Ma jolie blonde. -Vous n’êtes pas d’ici ? Me demande-t-elle. Lorsque je la fixe je suis sûre de l’avoir déjà vu, où ? Je n’arrive à me le rappeler. -En effet je ne suis pas d’ici. Je réponds sèchement. La barmaid s’éloigne de nous pour servir d’autres clients assis de l’autres côté du bar. Mes yeux la fixent toujours avec autant d’ardeur que s’en est presque insupportable. -A vrai dire je le sais, je voulais juste éloigner la serveuse Julian. Me dit-elle. Je la fixe d’un air interrogateur. - Je sais que vous êtes ici pour les mêmes raisons que moi, on pourrait s'entraider, à deux on trouvera ce fils de pute... Peu à peu je mets un nom sur son visage. C’est l’agent Nelson du FBI du département de Washington. Elle m’avait traqué un bon moment avant de changer de cible. -Laissez tomber si vous ne voulez pas rejoindre votre mari sous terre. Elle serre les poings Puis elle me lance un regard noir plein de haine. -Monsieur Gabrilov ne me mettez pas au défi, j’ai des hommes postés un peu partout dehors si vous ne voulez pas être extradé aux Etats Unis et pourrir dans l’une de nos plus effroyables prisons, je vous conseille de travailler avec moi. Je souris face à sa menace. Elle ne comprendra donc jamais qu’elle ne peut ni me menacer, ni me mettre derrière les barreaux. -Désolé, mais je ne négocie pas avec le FBI, et encore moins avec des personnes qui vont se faire viré car elle bosse sans permission, maintenant si vous voulez bien m'excuser. Dis-je en me levant et en me dirigeant vers la caisse pour payer. Le regard de l’agent Nelson se décompose. Elle ne survivra jamais à L je le sais et elle le sait. La barmaid revient vers moi avec un demi sourire. -Laissez tomber, c'est offert. Dit-elle -Vous offrez souvent des verres aux étrangers ? Elle hausse ses épaules que j'ai tant envie de la toucher. Je me demande quelle sera la sensation de mes mains sur sa peau. -Non, seulement à ceux qui me plaisent. Dit-elle finalement. -Je vous plaît ? -Je crois c'est un secret pour personne, on a du vous le dire souvent, les femmes doivent se jeter à vos pieds. -En effet. Dis-je. Mais vous aussi, les hommes doivent se battre pour vous. Elle éclate d’un rire magnifique qui résonne dans tout mon être. -On peut dire ça comme ça. Mais je suis du genre solitaire. Dit-elle d'une voix profonde. Mon téléphone vibre, quand je le prends je vois que j'ai reçu un sms de Marc.                                              « Patron, c’est urgent ! ». Je lève les yeux vers la jolie blonde au joli sourire. -J'aurais tant aimé continuer cette discussion avec vous, mais je dois m'en aller, mademoiselle... ? -Liliane. Dit-elle. -Et vous ? Je lui souris. Il est hors de question que je lui dise mon prénom. -Merci pour la boisson Liliane, à la prochaine fois. Dis-je en la saluant. -C'était un plaisir, monsieur qui n’a pas de nom ! Dit-elle avec sarcasme. Je quitte le club avec la conviction de revenir. De revenir pour elle.  
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