Je croyais avoir trouvé l’homme qu’il me fallait, tellement les choses allaient vite et se passaient bien. Il etait tellement attentionné que parfois je n’y croyais pas.
- Tu vois ? Il te suffisait juste d’être ouverte et regarde comment tu es heureuse.
M’avait lancé Jasmine un jour au travail, elle, fière de son initiative au debut. Jusqu’ici les faits lui donnaient raison car je ne me plaignais de rien.
- Tu aimes alors ça Jasmine.
- Mais bien sûr. Lorsque je te conseillais, tu pensais que je te voulais du mal. Mais dis moi Élise…
- Quoi ?
- Et au lit, il se comporte comment ?
Je gardai mon silence, car je n’avais pas compris d’où venait cette question soudaine.
- Ne me dis pas que vous ne l’avez pas encore fait ! Parce qu’on dit souvent que les beaux garçons sont nuls… C’est ce qu’on dit.
J’étais gênée, surprise et pensante car effectivement, Gabriel et moi n’étions jamais passés à l’acte, pire encore, n’avions jamais parlé de ce sujet.
- On n’a jamais rien fait lui et moi.
- Attends! Tu veux me dire que c’est tôt ? Un mois ? Je dois encore te conseiller sur ce point ?
- Non. C’est juste que…
- Que quoi ? Quand tu vas souvent chez lui, qu’est-ce qui se passe ? Vous causez seulement?
Je me rendis encore compte que effectivement, je n’étais jamais allée Gabriel.
Jasmine ne le savait peut-etre pas, mais sans s’en rendre compte, elle était en train de me faire réfléchir.
- Jasmine, s’il te plaît , parlons d’autres choses. Je ne suis pas pressée. Le moment venu, les choses se feront et si tu tiens tant à savoir, je te ferai savoir.
- Hahahaa… Encore et toujours sur la défensive. De toutes les façons, je voulais même te demander un service aujourd’hui.
- Tu veux que je reste à la boutique n’est-ce pas ?
- Je t’en prie ! Je dois aller voir mon copain. Il est dans la ville pour deux jours seulement.
Je ne pouvais quand même pas lui refuser celà et en même temps, elle allait un peu me coller la paix.
Ça n’empêche que je suis restée réfléchir et je Mé suis dit qu’il était peut être ambitieux que je prenne aussi certaines initiatives.
Deux jours plus tard, Gabriel m’a écrit le matin qu’il aimerait que le soir après le boulot , on aille manger et ma réponse a été de lui proposer qu’on aille chez lui et que je fasse à manger.
" Chez moi ? "
" Oui! Pourquoi pas ? On mange tout le temps dehors "
" Ça ne me dérange pas de manger dehors. L’essentiel est de passer du temps avec toi "
" En parlant justement de passer du temps avec moi. Ça serait encore mieux chez toi. Tu ne trouves pas ? "
" De toutes les façons, je passe te chercher ce soir, on en discutera surplace "
Je ne m’étais pas posée la question de savoir pourquoi il fallait à tout prix discuter d’un sujet aussi simple. Quel garçon n’aimerait pas qu’une fille vienne lui faire à manger chez lui avec des chances que celà se termine d’une certaine manière adorable ?
Le soir, il a garé près de la boutique. Net au moment où nous nous apprêtions à fermer. Il a patienté quelques minutes et lorsque je l’ai rejoint, il m’a dit après m’avoir fait un câlin.
- Élise, pour ce soir, on ira dans un restaurant. Chez moi il n y a pas de four pour cuisiner. Moi j’ai toujours manger dans un restaurant ou alors je commande.
- Humm…
- En plus, on pourrait inviter Jasmine. Je suppose qu’elle n’a rien à faire ce soir.
- Ok.
J’ai interpellé Jasmine qui s’apprêtait à prendre un taxi et nous sommes allés dans un restaurant où la soirée s’est très bien passée. À la fin, il nous a déposées chacune à son domicile et il est rentrée.
- J’espère que tu n’es pas fâchée
- Non. Ça va ! Prochainement. Au moins tu sais déjà.
- Oui. Une autre fois promis.
- D’accord.
Je suis rentré et lui aussi.
Le lendemain, j’ai expliqué celà à Jasmine et elle m’a dit.
- C’est alors le moment de t’imposer !
- En quoi faisant ?
- Achète des trucs pour la cuisine et installe chez lui. Je suis sure que ça va le marquer.
- Pas mal comme idée. Mais ça doit être cher tout ça.
- Voici la boutique. La patronne ne saurait rien avant que tu ne rembourses.
Et elle avait raison. Notre patronne nous faisait tellement confiance qu’elle n’allait pas venir pour contrôler une pareille chose.
Deux jours plus tard, j’ai demandé à ce que Gabriel passe me chercher à la boutique. Lorsqu’il est arrivé, je suis sortie avec un four, des marmites, des plats et le nécessaire pour la cuisine.
- C’est pour qui ça ?
- C’est pour toi. Tu disais que tu n’as pas de matériel pour cuisine chez toi, alors je t’en ai pris.
- Waouh. C’est gentil.
- Tu me donnes, quelques minutes, je ferme et on va chez toi, je vais installer !
Alors que je tournais pour aller chercher mon sac, il me dit.
- Euuh. Aujourd’hui ce n’est pas possible. Je suis en train d’aller à un rendez vous très important.
- Comment ça ?
- Oui. Je ne te l’ai pas seulement dit mais j’ai un rendez vous avec mes patrons.
Et comme il avait l’art de ne ps me faire douter, il ajouta.
- Neanmoins , je pars avec tout ça et dès que je suis libre, tu viendras à la maison installer. Je prendrai aussi le temps d’acheter du gaz.
- Humm. Ok. J’ai compris.
- Voilà. Maintenant aide moi à mettre tout ça dans la voiture…
Et c’est ainsi qu’on se mit à charger les effets…
A SUIVRE ....