ENZO Il l’avait regardée partir en pleurant : « Maman, maman… ». Et elle, elle disait : « Je vais revenir, je vais revenir… » Enzo tapa des deux poings sur ses genoux. Assis sur la cuvette des toilettes, seul, enfermé dans la salle de bains, il n’avait pu empêcher les souvenirs de remonter à la surface. C’était à cause de ce SMS. Pourquoi son père se souciait-il de lui, à présent ? C’était un misérable, il n’en avait jamais rien eu à foutre de sa personne. Enzo s’était construit avec sa haine, comme un rempart, une forteresse qui l’isolait des autres, c’était sa compréhension du monde. Vous n’aurez que de la rage de ma part, rien d’autre. Et surtout toi, papa… Ça lui bouffait le cerveau. Le gosse ne pouvait admettre que son paternel s’inquiète pour lui. Ça détruirait tout, la carapace q

