23. Prune ne sentit d’abord que le déplacement d’air, puis une douleur cuisante sur le haut du crâne. Souffle court, dents serrées, elle se jeta à terre, se meurtrissant les genoux au passage. Une coulée chaude et visqueuse dans ses cheveux lui tira un frisson de dégoût. Elle rampa dans les fourrés, ignorant les protestations de son corps. Une fois de plus, ses entrailles se contractèrent, alors que son cœur s’affolait comme un animal en cage. Au moment où elle se redressait derrière un tronc, elle entendit siffler un nouveau projectile. Une partie de l’écorce à hauteur de son épaule éclata. Prune ne put retenir un cri. Le sang de son front coulait désormais dans son œil gauche. Chaque battement de cœur envoyait une pulsation douloureuse de son crâne jusque dans son flanc. Elle s’essuya

