9 L’audience de Naïm ne dure pas plus de dix minutes. On le questionne au sujet des garçons avec lesquels il a bu et fumé le soir où il a été cueilli, presque inanimé sur le banc. N’ayant qu’un souvenir confus de prénoms entendus, il donne un vague signalement de ses comparses. Rien, malgré l’insistance des gendarmes, ne permet de les identifier. Il y apprend que grâce à l’examen des contacts dans son téléphone portable on a transmis les coordonnées de sa mère au juge des enfants. On l’informe qu’elle a été avertie du lieu où il s’était réfugié, des raisons de sa rétention à la gendarmerie et de sa convocation pour la semaine prochaine. Cet après-midi, Naïm sera conduit à Châteauroux, dans un centre d’accueil d’urgence. On le prévient qu’un psychologue l’assistera lors de son audition. N

