XVI Mi amore, Le jour de notre départ à tous les deux, je n’ai pas voulu te faire de peine plus que tu n’en avais déjà, mais je dois te dire que ce départ correspond à la fin de mon emploi de restauration pour le Louvre. Ils n’ont plus d’argent et ne peuvent plus me payer. Nous voici donc sans travail tous les deux. Je vais rester quelque temps ici chez mon père qui est ébéniste et possède un atelier à Brassac. Je vais l’aider, car ici, il y a encore de l’emploi pour qui sait en chercher. J’ai parlé de toi à mes parents et ils seraient heureux de faire ta connaissance. Tu peux venir quand tu veux, mais ne t’attends pas à un palace : mes parents n’ont pas beaucoup d’argent comme tu le sais. Et pour dormir, on s’arrangera. Ton Jacques. Violette était dévastée. Assise sur son lit elle l

