X La demeure à deux étages du notaire de Plésidy était une maison que l’on aurait pu qualifier de bourgeoise. À l’intérieur, cela sentait la cire. Tout était ciré, les meubles, les parquets, les portes. L’odeur prenait à la gorge. L’esprit de Violette virevoltait en ce matin où au-dehors un orage grondait dans le lointain et rendait l’air électrique et sec. Un de ces orages où l’on pouvait presque sentir ses cheveux crépiter. Violette rêvassait en regardant les visages fermés de sa mère, ses deux sœurs aînées et leurs maris. Elle toussa, non pour attirer l’attention, mais parce que sa gorge la picotait. Elle se demanda soudain combien d’abeilles avaient été nécessaires à la fabrication d’autant de cire pour faire briller la demeure du notaire. Elle s’imagina les insectes allant et venant

